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 Entre Gentleman [Priam]

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MessageSujet: Entre Gentleman [Priam]   Mer 24 Juin - 15:51

« Penser que la vie humaine ne peut être régie que par la raison, c’est nier la possibilité même de la vivre. »

Raconte ça à Abel, Priam. Parce que vous risquez d’ne parler très, très longtemps.

Matin de juin, six heures trente. Abel a les bras croisés sur les estrades en bois, et regarde les balais filer. Pour la plupart des gens, ce n’est que la figure sévère et impassible du Professeur de Rune qui observe un match de Quidditch, ancienne activité qu’il pratiquait, avec peu de brio certes, mais l’assiduité qu’on lui connait, pendant ses années d’études, pas si lointaines.

Pour n’importe qui qui connait un minimum Abel Malefoy, vingt-six ans et Secrétaire au Magemagnot, c’est juste un concentré de mauvaise humeur qui se les pèle sévèrement, agacée par l’attroupement de jeunes filles en fleurs et de jeunes fans dans les gradins. De plus, si vous le connaissez assez bien pour lire cela sur son visage (et moins à son visage qu’à l’aura ambiante), vous savez pertinemment qu’il déteste le Quidditch. Qu’il déteste les endroits où l’horizon s’ouvre à perte de vue. Qu’il déteste le bruit et l’agitation, et que surtout, il déteste, haï, exècre, maudit et diabolise les matins frileux.

Il y a des choses qu’on aime et pour lesquelles on n’est pas doué. Pour Abel, ce sont les échecs, les jeux de stratégies. La musique aussi un peu. Il adore en écouter, de tous horizons, mais serait complètement incapable de jouer ou chanter la moindre note juste.

Et il y a des choses pour lesquels on peut s’estimer doué, et n’avoir aucun intérêt pour en faire. Et pour Abel, c’est le Quiddtich. En même temps, quand on y pense, le Quiddtich, c’est comme les échecs, en pire. Vous devez vous accorder avec d’autres personnes. Et vu les aptitudes sociales d’Abel, c’était le cauchemar. Alors, me demanderez-vous, pourquoi Abel Malefoy, à l’époque où il était étudiant, a-t-il intégré l’équipe de Serpentard ?

Vous allez rire. C’était un pari. Abel déteste les jeux d’équipe, mais adore voler. Voler vite de préférence. Alors sur un coup de tête collectif, il a passé l’épreuve pour devenir titulaire.

Il est devenu attrapeur remplaçant. Il n’a fait que trois matchs. Mais il s’entraînait presque tous les jours.

Enfin bref. La vraie question n’est pas là. La question est, pourquoi le Professeur Malefoy est de si bon matin sur les gradins si il déteste tant que ça être là ?

Si vous saviez, jeunes gens, le nombre de choses que cet homme déteste faire et fait pour vos beaux yeux. Petits ingrats. Un peu de patience. Ça arrive.

Fin de l’entrainement. Le Professeur a disparu des gradins sans que personne ne s’en aperçoive. Et ce n’est qu’une fois dans les vestiaires qu’on le retrouve à bavasser des politesses au Capitaine de l’équipe de Poufsouffle, appuyé sur le chambranle de l’arche en bois.


« Pas mauvais. Nos Serpentards ont peut-être un tout petit peu de souci à se faire. »

Les bras croisé sur la poitrine, encapé tout en noire, avec des gants blancs tachés d’encre. La geule des mauvais jours, sans air courroucé ni sourire épuisé. Juste la fatigue qui se lit dans ses yeux injecté de sang.

« Pas dormi cette nuit. »

Quand Abel ne fait pas l’effort de faire des phrases complète, c’est qu’il est en fin de cycle. Par cycle, comprendre une petite semaine de travail, entre le Magemagnot et les cours de Runes, sans dormir. La fin de cycle fini généralement par une escapade, pas grand monde ne sait où, d’où il revient au bout de sa vie et parvient à s’endormir pour douze heures avec de la chance. Généralement ça arrive le Week-end. Malefoy disparait, et revient frais comme un gardon (si son air cadavérique des bons jours peut-être être qualifié de frais), dès le lundi matin.

Parfois, comme aujourd’hui, ça tombait en milieu de semaine. Les paris sont ouverts ; Le Pr. Malefoy sera-t-il là à l’heure demain matin ?


« Comment va ton Grand-père ? »

Algorythme habituelle d’une conversation du Professeur à un Sang-Pur. Comment va ton Grand-père. Et tous les sous-entendus que ça prodigue. Question d’éducation. D’information. Pourtant, quand c’était lui qui la posait, ça semblait un peu sincère. Un peu. Autant que ce genre de visage puisse exprimer de la sincérité.

« Comment vas-tu ? »

Même d’une rigidité froide, même d’humeur fracassante derrière son calme plat et son masque marmoréen, on ne peut nier l’intérêt incère d’Abel pour les siens. Et combien même ce n’est pas son genre d’insister quand ça ne le regarde pas, il se débrouille, la plupart du temps, pour vous tirer les vers du nez. Vos peines de cœurs le font amèrement rire. A-t-il déjà aimé ? Vos inquiétudes pour l’avenir ne l’inquiète pas. Il vous rassure. Vous confirme que la vie n’est facile pour personne, quel que soit le patronyme. Vous rappelle que quoiqu’il arrive, la famille avant tout. Et lorsque vous êtes malheureux, malheureux de ce que vous êtes, de ce que vous présentez devenir à l’avenir, il détourne les yeux et vous demande d’être patient.

Il ne vous sourit jamais, ne s’énerve jamais. Et pourtant vous avez l’impression d’imaginer des rires et des humeurs. Peut-être qu’il l’éprouve toujours, mais ne sait plus comment faire pour les afficher ?


« Tu te souviens de la réunion de famille le mois prochain ? Tu n’as rien de prévu ? »
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MessageSujet: Re: Entre Gentleman [Priam]   Mer 24 Juin - 16:28

Quand on est un joueur émérite et un capitaine qui plus est l’entrainement matinal ouvert au public est un des moments préférés de votre semaine. Pour certain c’est juste pour voir les jeunes filles vous sourire et pouvoir draguer à tout va, pour d’autre c’est entendre leur nom scandé. Pour moi ? Simplement la satisfaction de voir mon équipe évoluer et de voir la ferveur que cela peut apporter parmi les miens.
Les miens, j’ai réellement l’impression que tourne toujours autour de la famille et de l’intérêt qu’on lui porte : notre univers de naissance, notre maison scolaire et ensuite notre mariage qui représente qu’on le veuille ou non la survie de notre nom et l’héritage plus ou moins glorieux selon les familles. Pour ma part, je défendais les valeurs propres aux Peverell mais également ce qu’il représentait ! « La famille en premier, tes intérêts ensuite » mon père m’avait répété ce vieille adage toute mon enfance qu’il était presque devenu ma seul façon de penser.
Cet entrainement se passait du mieux que l’on puisse l’espérait ! Pour tout vous dire, notre équipe était loin d’être la meilleure au début de la saison mais elle a progressé au fur et à mesure pour devenir une équipe qui était capable de surprendre l’adversaire. L’avantage c’est que la moyenne d’âge était très jeune et que cela nous permettait de travailler encore pendant mes deux années qu’il me restait dans l’enceinte de l’école. L’air était frais et la vitesse de nos balais faisait que les sensations étaient les meilleurs ce jour. J’avoue ne pas avoir réellement fait attention à ce qui se passait dans les tribunes. A vrai dire je m’en fichais un peu, j’avais l’esprit bien trop embrumé pour penser à quoi que ce soit et le fait de ne penser qu’au jeu permettait de partir loin des tracas de la vie quotidienne.
Après cet entretien, je rentrai à nouveau dans les vestiaires, je posai mon balai dans sa caisse avant de partir en direction de mon casier. J’entendis derrière moi une voix qui m’était familière. La remarque qu’il fit sur mon équipe m’arracha un léger sourire. Abel Malefoy professeur de runes et membre du cercle familial avait assisté à l’entrainement. Je fis volte face, toujours avec ce large sourire avant de lui répondre calmement :
Tu pense sérieusement que les serpentard ont une chance ? si il ne renforce pas rapidement leur équipe de poursuiveur, je ne donne pas cher de leur peau l’année prochaine !
Parler de Quidditch avec lui paraissait si étrange ! Je savais pertinemment qu’il n’aimait pas ça et qu’il n’était pas venu pour parler tactique avec moi. Abel était le genre de sang pur avec qui je pouvais parler. Conscient des enjeux de notre rôle mais également que nos positionnements méritent tout de même qu’on y réfléchisse avant de foncer bêtement et aveuglément. Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, il précisa qu’il n’avait pas dormi cette nuit. Je ne fis aucune allusion ou quoi que ce soit d’autre. Abel pouvait parfois se montrer étrange, mais il était prévenant et à l’écoute avec moi alors je n’avais aucune raison de le juger.
Vint ensuite sa célèbre question sur mon grand père. Il aimait savoir comment se portait les chefs de famille afin de comprendre un peu comment se porte les grandes familles. Du moins je suppose, car à vrai dire, il n’est pas vraiment du genre à se confier beaucoup. Je repris mon souffle avant de lui répondre :
Préoccupé par ce qui se prépare, mais malgré ça il va bien ! Il m’a écrit hier afin d’avoir des nouvelles d’Amarillys et de moi ! Et toi comment va ton grand père ?

Est-ce que j’avais dis à mon grand père que la jeune Black avec qui il avait organisé mes épousailles était volage ? La réponse est non. Il y a des choses plus importantes en cours et qui nécessite sa totale attention. Il me posa ensuite la question de comment j’allais. J’aurais pu lui dire que rien n’allais et que j’avais l’impression que tout était fait de la sorte que ça me pourrisse la vie mais je n’avais pas pour habitude de me plaindre, je me retournai vers mon sac avant de mentir délibérément :
Je vais pas trop mal
Un mensonge qui sert à nous protéger n’en est pas réellement un pas vrai ? Je ne posais pas la question en retour. La raison ? Je savais pertinemment qu’il ne me répondrait pas et qu’il trouverait bien quelque chose d’autre à me dire comme à chaque question gênante que j’avais pu lui poser auparavant. Je m’asseyais donc face à lui lorsqu’il me rappela la réunion du mois prochain. Qu’est ce que c’est ? Une réunion de famille qui regroupe tout les mariages fait entre nos familles. Prenez donc les Malefoy, les Black, les Lestrange et les Peverell et vous avez une photo des gens présent ce jour là ! Je lui fis un sourire avant de lui répondre :
Je ne dérogerais pas à la règle et je serais bien évidemment présent ! Je viendrais d’ailleurs avec ma fiancé...
Sur le mot fiancé, mes yeux avait du me trahir puisqu’actuellement notre relation était plus que houleuse. Je repris mon souffle avant de continuer mes propos.
Pour tout te dire, j’ai hâte d’y être et de retrouver les personnes que je connais le mieux ! Ce château ne correspond pas réellement à ma façon d’être et à ma personnalité !
Ne pas correspondre c’est le moins que l’on puisse dire, difficile pour moi de trouver sa place dans la foule...
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MessageSujet: Re: Entre Gentleman [Priam]   Jeu 25 Juin - 2:55

Quelle importance. Qu’ils gagnent. Qu’ils perdent. Le jeune Professeur n’a rien à défendre dans ce domaine. Ça n’avait jamais eu d’importance quand il faisait partie d’une équipe, alors maintenant que c’est derrière-lui… Pourtant, la politesse l’oblige à bien répondre. « Nous verrons, nous verrons. » Toi tu verras qui aura travaillé le plus tour. Et moi je ne verrai rien qu’à quel point cette agitation va me rendre malade. Je viendrai. Je me cacherai sans doute quelque part pour m’offrir un peu de silence. Je reviendrais pour regarder le score, écouterait vaguement si une action exceptionnelle a eu lieu. Et puis je dirai bravo aux deux capitaines. Bravo aux cousins et aux cousines. Et on applaudira tous bien fort. Et les parents me demanderont ‘Alors, il s’en sort bien mon petit ?’ Très bien, très bien, ils ont fait un très beau match l’autre jour. ‘Ha, bien, bien.’ Je parlerai toujours aimablement, sans un mot de travers.

Pas un mot de travers. Depuis 20 ans.

Je pense au vieil homme. Comment allait-il, la dernière fois ? L’ai-je regardé en face ?


« En bonne forme. »

Je suppose. S’il ne va pas bien, je ne serais pas le premier au courant. Pas le dernier, à cause des affaires d’héritage, mais certainement pas le premier. Et ce qui se prépare… Cette phrase plane, et personne n’en parle. Le monde, sur le point de changer. Personne n’aime un monde qui change, sinon ceux qui aiment le chaos. Mais je suis obligé d’admettre que ce Lord n’a pas tort. Ce serait tellement plus simple si les sorciers contrôlaient tout. Nous avons le pouvoir. Le savoir. Le véritable héritage. Comment contredire un homme qui veut un monde où on n’aura plus à se cacher ?

Alors tout vas bien. C’est une politesse basique de ne pas chercher plus loin lorsqu’on vous ment. Je te laisse me mentir. Ce n’est pas grave. Je mens aussi. Nous attendrons de meilleurs jours, et les personnes que cela concerne. Tu réponds avec un enthousiasme dont je me sens incapable… Et un peu de soulagement, peut-être ? Je fais défiler la liste de nom dans ma tête, et regarde le nom en face du tiens. Absynthe. J’ai la migraine rien que d’y penser.


« J’ai peut-être… été fort peu courtois avec elle ces derniers temps… Je t’en demande pardons par avance, mais pour ma défense, elle est parfois ingérable… »

Je pince l’arête de mon nez. Absynthe. Ce n’est pas facile tous les jours de gérer une Princesse Black. Princesse qui a les faveurs de tous ses professeurs, de tous les élèves à qui elle ne fait pas peur ou dont la haine ne peut la toucher… C’est dur de faire comprendre à quelqu’un qui a tout ici, à Poudlard, qu’elle n’aura rien une fois sortie de là. Rien si elle ne se fait pas d’amis fiables. Rien si elle ne construit pas son propre empire avant de sortir. Comment peut-elle savoir, que les garçons, les commères, les bien-nés et les amis d’aujourd’hui la laisseront tomber si elle ne marche pas sur des marches plus solides que ce qu’a mis l’ennui sur son chemin ?

L’air ambiant se dégrade. La peur grandit comme une ombre dans les couloirs. Même les murs de Poudlard ne peuvent arrêter la vague. La Rumeur vogue au-dessus des têtes. L’angoisse prend chair. Non, Priam, moi non plus, ne n’aime plus ce château. Les temps de l’insouciance me manquent. Ceux où malgré mes blessures, je n’étais pas seul. Ceux où j’étais Jeune et Con. Et tu sembles seul quand tu ne l’es pas. Je me demande comment est ta maison. Je me demande si les Loyaux ont peur. Je me demande, si on est pas, mieux, par les temps qui courent, à la maison.

Mais je ne veux pas que tu aies peur. Je veux que tu vives, droit et fier, jusqu’à la fin.

Je décroise les bras. Ferme les yeux. Comme pour chercher un seconde de sommeil qui ne vient jamais.


« Tu dis ça parce que tu es jeune. Ne fais pas attention. Concentre-toi sur ce qui est essentiel, et sur ce qui te rend heureux. Et avec un souaffle en main, tu as l’air très heureux pour quelqu’un qui ne fait que s’accrocher à une balle. »

Je me redresse. Masse rapidement une main dans mes cheveux. Et ce simple geste chasse une partie de ma nuit sans sommeil. Je te fixe, sans agressivité, juste avec calme.

« Quand bien même je suppose que tout ne se règle pas avec un souaffle. Quelque chose est arrivée ? »
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MessageSujet: Re: Entre Gentleman [Priam]   Ven 26 Juin - 10:06

Le descendant des Malefoy répondit poliment à ma question sur son grand père, je savais que leur famille était bien plus complexe que la mienne. J’avais cette chance de n’avoir qu’une seule sœur et que de ce fait cela limite le nombre de Peverell présent sur le territoire. Alors que je venais d’évoquer à demi -mot Absynthe qui était ma promise depuis mon berceau, le professeur m’expliquait qu’il n’avait pas forcément était fort courtois avec cette dernière et s’en excusa en mettant en avant qu’elle était parfois ingérable.
Ingérable ? Absynthe ? Ces mots eurent pour effet de déclencher un léger rire. Je le regardai dans les yeux avant de lui dire :
Tu n’as pas à t’excuser voyons, je ne connais que trop bien le côté ingérable d’Absynthe pour blâmer qui que ce soit qui essaye de lui faire comprendre le rôle qui est le notre. Je devrais plutôt te remercier !
Elle avait parfois ce côté agaçant qui la rendait tellement sûre d’elle et pleine d’arrogance. Non, l’Absynthe dont j’étais amoureux n’était pas celle-ci ! C’était la fille qui était capable de se remettre en question, de discuter calmement et même d’avouer ses torts.
Nous commençâmes ensuite à discuter un peu de ma vie au château. Abel m’expliquai qu’il fallait que je me concentre sur ce qui me rend heureux et que j’avais l’air heureux pour quelqu’un qui ne fait que s’accrocher à une balle. Un rictus apparu sur mon visage, j’aimais sa façon d’être et sa manière de piquer au vif les jeunes de notre âge. Pour tout vous dire je peux comprendre qu’avec Absynthe cela peut parfois être compliqué ! Je le fixai à nouveau dans les yeux avant de dire :
C’est un peu vexant de me réduire à quelqu’un qui court après un souaffle ! Certes je suis heureux sur un terrain de quidditch comme certain semblait être dans leur élément sur un lieu de duel il y a quelques années ! C’est un moyen d’évacuer !
Si vous n’avez pas compris mon allusion, mon interlocuteur lui à très bien comprit où je voulais en venir. Lorsque j’étais tout jeune à l’école, Abel était le meilleur duelliste de l’école. Depuis je ne l’ai plus jamais vu avec une baguette, mais je ne suis pas du genre à questionner les autres ! Il enchaina la discussion en me posant la question fatidique : qu’est il arrivé. J’aurais pu répondre d’une manière simple beaucoup trop de chose et cela aurait permit de ne pas ébruiter l’ensemble des choses mais je ne suis pas du genre non plus à me cacher derrière des excuses.
Ce qui est arrivé ou ce qui se passe ? Je suis entouré de personne qui pense avoir le droit de faire la loi parce qu’ils sont sang pur. Ajoute à ça le fait que je n’ai pas la même vision de la vie que ma fiancée et on termine par un conflit qui va changer le monde et que tout le monde tait ! Ca suffit pour avoir envie de retourner auprès des siens non ?
Voilà c’était dit ! Lorsque je disais ça tout haut, la majorité des gens me faisait taire puisque les gens avait peur et de ce fait préférait se voiler la face. Tôt ou tard la guerre allait éclater et il allait falloir choisir son camp. Mon père et mon grand père feront un choix et je les suivrais. Je sais que je ne me battrais pas forcément pour des idéaux mais pour les valeurs que défendent ma famille depuis des centaines d’années.
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MessageSujet: Re: Entre Gentleman [Priam]   Dim 28 Juin - 19:16

Abel baisse les yeux. Un peu de honte, en se souvenant de ce qu’il avait pu être. De ce qu’il ne serait certainement plus jamais. Il expire. Le souvenir est clair. L’adrénaline qui le brûlait plus fort que les éclairs bleus. Le sang bouillant, le palpitant sans temps mort, l’explosion de toute l’énergie qui se terrait en lui comme un nœud de vipère grouillant. La précision, la maîtrise, le silence avant un sortilège informulé, destructeur. Les yeux dans ceux de l’avatar, comme une danse où deux hommes cherchent à prendre la main. Il n’a jamais laissé personne le surpasser, n’a jamais personne mener la danse pour lui. Il était impitoyable. Imbattable.

Et aujourd’hui, il se sent juste faible. La frustration l’étreint. Une forme de rage aussi, qui ne passe pas l’éclat de ses yeux. Il n’y avait pas moins de violence à l’intérieur. Pas moins de pouvoir, de magie, ou de volonté. Mais les éclairs sont devenus trop fort, et les mains menacent de ne plus tenir. Alors on ronge son frein. Alors Abel serre les poings en silence.

Peverell s’emporte. Ou se désespère. Et Abel le fixe avec indulgence.


« Ta colère est légitime. »

Il de redresse et s’éloigne de l’arche de bois. Les nuages dehors s’écartent lentement, et l’odeur de pluie colle à la peau. Il est prêt à partir, mais attend que Priam ait fini avant de se diriger vers le château.

« C'est plus sain de se poser des questions que de croire aveuglement. Ou bien de faire croire que tout te convient alors que tu n'es au courant de rien. »

Les bras croisés, il semble gratter le tissus de ses manches sans même s’en rendre compte. Impatience. Et pourtant, son visage est d’un calme de statue grec, de monument de sage. Peut-être ce visage est-il est vraiment vide et ne reflète que ce qu’on veut y voir ; un vrai miroir.

« Tous. Absynthe aussi. Ils manquent de respect. Ils croient que ça leur est dû. Soit juste heureux de e pas être aveugle, et remercie tes parents, Priam. »

Parce que le soleil levant donne l’impression qu’il y a de la chaleur dans son regard, alors même que son visage est complètement immobile.

« Demande-toi ce qui arrivera si le Lord réussi. Et demande-toi ce qui se passe s'il échoue. »

Sa main s’accroche à son bras, comme pour s’empêcher de trembler. Manque de sommeil. Ou de nicotine ? Il n’est pas spécialement dit que Malefoy fume. Enfin, personne ne sait vraiment. Certains hommes savent qu’ils fument le cigare en réunions de famille, après les repas. Mais personne ne se souvient de lui consommant quoique ce soit d’addictif. Sauf peut-être la chair. Et ça, encore, il n’était pas dit que la génération des ignorants soit au courant.

Son regard se porte vers l’extérieur.


« Je… Veux croire que grâce à lui, le monde changera. En bien. Pour nous, les sorciers. »

Les gants blancs se plissent.

« Tu n’imagines pas le coût de la dissimulation au ministère. On ne devrait pas avoir à se cacher. Ni à craindre. »

Les yeux injectés de sang. Les dents serrées. Le crâne en vrac. La fraîcheur du matin est chassée par des rayons timides. La chaleur fait du bien. Un peu.

« Mais ça ne plait pas à tout le monde… Alors protège les tiens Peverell. Contre les jaloux et les perdus. »

Il se retourne vers Priam. C’est peut-être l’ombre de sa silhouette sur lui-même, mais il aurait pu sourire.

« Absynthe… Va être ta famille. Prends le temps de la guider. »
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