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 Danse avec les loups (Atalyah)

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MessageSujet: Danse avec les loups (Atalyah)   Jeu 25 Juin - 0:10

La lune était si ronde, si belle. Elle promettait à de nombreux couples d'amoureux une ballade romantique à la belle étoile et à d'autres, fêtards avertis, une soirée à boire dans l'herbe. Mais pour moi, elle ne promettait qu'horreur. Nous sommes la veille de la pleine lune et déjà je fulmine, admire mon bourreau à travers la plus haute fenêtre de la tour des Serdaigle. Mes ongles crissaient, enserraient la pierre de l'appui de fenêtre. Je sens le napel couler dans mes veines, distillant ses vertus dans un sang trop chaud qu'à la violence uniquement appelle. Ma tête brûle, mon crâne ne supporte plus la pression. J'ai l'impression de porter un casque d'or chauffé à blanc. Ma vue se trouble un instant et la lune se fait nuage. Elle m'éblouie de son aura, m'angoisse. J'ai la nausée, le monde autour de moi tangue et l'astre se fait plus agressif. Ma tête claque doucement contre le muret de la fenêtre des dortoirs. Mes yeux se ferment, ils essayent désespérément de m'aider à me sentir moins fiévreuse. Peine perdue, la pleine lune approche de son pas de loup et les effets secondaires de la potion se sont particulièrement faits ressentir ce cycle. Je me glisse doucement entre les draps, la fièvre m'aide à trouver un sommeil torturé. Le lever de rideau aura lieu demain soir, tard dans la nuit. Faites que les nuages nous privent de la lumière de la lune. Que personne ne puisse apercevoir les ombres se mouvoir dans la forêt interdite...

***

Tous mes membres sont endolories. La rosée du matin perle sur mon corps dénudé. J'essaye vainement de me rappeler. Putain Ella, rappelle toi. Dis moi ce que tu as fait cette nuit, Ella, réponds ! Et si je ne me souviens pas, c'est l'évidence. L'évidence même. Mes yeux s'ouvrent d'un coup, grands, comme un être humain se réveillant après une nuit bien trop longue, un sommeil forcé. Là, la raison est tout autre. Bouge Ella, vite. Je me redresse vite mais je sens ma chair s'ouvrir sur mon bras droit. Je couine, tout bas mais je réussis à m'assoir. Pour voir des plaies, des stries sur mon corps et cette plaie ouverte mais peu profonde scindant mon bras en deux. Ma respiration se fait plus rapide, anarchique. Qu'ai je fait. La bête, pire l'humain qui m'a fait ça n'a pas pu en ressortir vivant. Mon corps vacille mais je me lève. La fièvre est partie mais un sentiment tout autre s'empara de moi. Cette angoisse qui m'enserre le cœur, détruit cette tête si bien faite. La potion n'a pas fonctionné. Je n'arrive pas à avancer. Je tourne sur moi même pour me repérer. La forêt interdite, j'y suis toujours, au moins une bonne nouvelle.

Je me stoppe net. Un corps est étendu sur le sol. Mon dieu, je m'agenouille au pied de celui-ci. Faites qu'elle soit vivante. Putain, c'est qui ? Vis, tes joues sont rouges mais ton corps est couvert de blessures. Mais pourquoi es tu nue ? J'ai à peine le temps de te secouer que j'aperçois ton visage : Lestrange. Je fais un bon en arrière, sans même te toucher. Je vois tes yeux s'entrouvrir. Tes magnifiques yeux verts.

*Toujours tu m’enivres, ton odeur est un péché à elle toute seule. Mes crocs pourraient poussés à ta seule vue si je ne les empêchais pas. Je me pourlèche les babines. J'ai cette envie morbide de me tenir à tes côtés, je veux ta chair sous mes dents. J'imagine le goût de tes muscles et c'est exquis. Je veux ta sueur sur ma langue et ta peau contre la mienne pour une danse macabre . Tu éveilles l'horreur en moi. Une horreur suave que je redemande. Désir et plaisir funèbres, pourquoi ne pourrais-je pas attraper tes cheveux pour te faire valser contre un mur, te détruire quelques côtes pour te rejoindre ensuite ? Et tes lèvres, on en parle ? Epaisses à souhait, je vois ma langue s'immiscer entre elles et mes dents te … *

Tu es complètement nue devant moi et tes yeux s'ouvrent. Je ne me soucie plus de t'avoir fait du mal, je suis nue dans la forêt interdite avec Atalyah Lestrange. Mon cerveau a beau avoir déjà compris, je ne pense qu'à m'enfuir, loin de cette créature. Loin pour qu'elle ne sache jamais qui est le loup qu'elle a rencontré cette nuit. Me suis-je battue avec elle ? Une autre louve à Poudlard. Putain. Je marche doucement, espérant ne pas faire de bruit mais les feuilles bruissent alors j'accélère le pas. Toujours plus, mes pieds laissent leurs empreintes dans l'herbe humide. J'espère juste lui avoir fait assez mal pour qu'elle ne puisse pas bouger maintenant. Ma blessure au bras me fait horriblement mal, je m'appuie contre un arbre que je ne réussirai jamais à grimper, pas sans hurler. Alors je reste là, contre mon tronc, mon corps nu piteusement sale, marqué de tes multiples blessures. Les larmes me viennent mais je les ravale alors que mes cheveux emmêlés me tombent dans les yeux. Je ne peux qu'avancer lentement pour espérer retrouver mon chemin rapidement hors de cette forêt de malheur, espérer retrouver les habits que j'ai abandonné à la lisière de la forêt. J'avance, mon âme est en peine. J'avance car mon cœur pleure. Pour Lestrange affalé dans les feuilles. Pour cette jeune femme changée en loup, le temps d'une nuit chaque mois. Une larme coule. Si stupide que je ne t'ai pas vu alors que tu étais sous mon nez. Excuse moi de t'avoir blessée. Mon palpitant gronde. Je suis un monstre. Alors appuyée contre un tronc d'arbre, une deuxième larme coule alors que mes pieds s'enfoncent un peu plus dans les feuilles humides qui tapissent le sol.
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MessageSujet: Re: Danse avec les loups (Atalyah)   Ven 26 Juin - 10:53

Le plus dur n'est pas nécessairement la Lune. Le plus dur c'est de filer sans se faire voir, sans éveiller de soupçon : devenir une ombre lorsque votre peau est aussi colorée que la vie. Vous savez : il ne faut pas manquer les repas systématiquement qu'à la Lune. Cela serait trop facile. Il ne faut pas laisser traîner ces potions que vous vous évertuez à faire vous-même, avec ou sans le professeur. Parfois elles sont réussies, parfois pas. Parfois, elles ne sont pas prises à temps : une semaine avant. Parfois, un retard d'une ou deux journées me condamne à un état des plus primitifs. Libérateur. Jouissif. Brutal. Animal.
Vous savez, elle est là, cette chose. Lorsque je bois ce nectar, j'ai l'impression de la noyer dans mon propre être. Elle n'aime pas ça du tout. Elle cesse de gronder pour planter ses griffes dans ma chair. Elle veut se libérer de cette emprise malsaine et aliénante que je m'impose. Parfois, j'ai peur qu'elle devienne plus forte que ça. Qu'elle s'y habitue. C'est affreux. Parce qu'elle est là. Parfois, je sens son souffle contre ma nuque et j'en frémis d'horreur. Parfois, j'ai la sensation de l'entendre murmurer contre le creux de mon oreille… Horreur. Délice. Je suis partagée, je tangue, je m'effraie, je trébuche dans la brume de mon esprit.

Le plus dur ce n'est pas forcément la transformation : sentir sa chair se déchirer, ses os craquer pour libérer et donne un visage à la bête. C'est aussi ce qu'il y a avant. Je suis plus sensible, à tout. Je frémis pour un rien, ma vue est plus perçante et plus précise et mon odorat… J'en devine bien trop de choses, je vous déchiquète de vos effluves et vos péchés. Et j'en salive. J'en salive beaucoup trop, me perdant dans des envies sanglantes. Je me surprends à fixer une gorge trop longtemps, à me resservir d'une viande quasi bleue. J'ai faim. Atrocement faim. Et je mange tout. N'importe quoi. Je suis nerveuse, vive. Je bouillonne, le sang si chaud, comme si j'étais malade. Je suis trop précise, trop adroite, trop confiante, je dégouline d'une assurance et d'un charme dangereux. Je transpire d'une aura étrange qui captive et attire le regard. Je le sais, je l'ai toujours compris, parce que parfois ce n'est pas moi. Parce que la traque a déjà commencé pour quelque chose en moi. Cette aura glaciale et magnétique, chaude et intrusive. Curieuse et câline, énigmatique et affolante. Elle s'entortille autour de vos doigts, effleure vos lèvres, puis mordille votre sein lentement. Elle vous désire, comme je vous désire. Toi, elle, ou un autre. La bête gronde, parce qu'elle en a envie. Et j'ai peur. Peur que la potion ne soit pas fonctionnelle. Peur de me transformer hors de la forêt. Peur que l'on me voit y aller, que l'on m'y rejoigne par curiosité morbide. Tant de peur, tant d'incertitude. Mais je me refuse de m'enfermer quelques parts, dans une pièce. Je deviendrais folle à liée enfermée.

***

La lune scintille. Elle dépose ses copeaux d'argent sur mon pelage. Je suis le loup argenté, aux prunelles vertes. Si massif et si fine, de muscles et de poils. Il y a cette traînée plus sombre le long de mon museau. Il y a le sang qui tâche l'argent, qui salie l'image du mythe réveillé. Mais mes crocs s'accrochent à cette chair solide, je l'arrache en grondant tout bas. Ma langue lape le sang qui dégouline, me lèche les babines avant de frémir en entendant un hurlement. Un autre loup, déchaîné. J'avale sec la chair sanguinolente coincée entre mes crocs et je m'éloigne de mon butin pour trouver, curieuse, cet autre loup coincé dans le domaine de Poudlard. Je vais si loin, si vite, mes muscles roulent, la chaleur dégage de mon corps, humidifie le poil. Et j'épie, je traque, je piste ce loup. Fou. Je le vois dans la nuit noire. Je le vois en train de pister un animal. Je m'approche. Une licorne. Malheur. J'ai grondé si fort, mes pattes monstrueuses s'enfonçant dans la terre. La pureté vivante détale et toi, de tes yeux fous, tu ne veux plus qu'une chose : me tuer, me dépecer, me faire payer de t'avoir voler ta proie….

***

Tu as planté dans ma chair des blessures immuables. J'ai sentie ma chair se déchirer. Et la douleur me déchire encore. J'ai l'impression de n'être que douleur. Mon corps palpite sous le passage rythmé d'un sang bouillant. Je rayonne d'une chaleur maladive, je suis complètement perdue dans ces sensations enivrantes. Je bouge un peu, échappe un grondement douloureux. Pas maintenant, pas encore. Je papillonne et expire lentement en voyant un autre corps. Nu. Féminin. Des cheveux qui tombent contre un dos sali par la terre et le sang. Ces cheveux de feu, ce derme si pâle. Et cette odeur…. Je le sens, par-dessus mon propre sang. Je sais qui tu es… Je sais qui tu es, toi qui me fuis déjà. Je croise mon bras, par-dessus mon ventre, et me redresse. J'échappe un cri de douleur, lorsque j'en sens un frisson électrique me prendre tout entier, douleur à l'état pur. Bordel, je ne sais pas ce que j'ai cassé de ce corps mais il me brûle… « Me fuis pas. »Je ne te ferrais rien. Je suis curieuse. Je savais que tu étais différente… Tu me faisais ressentir d'une manière différente. J'avais tellement peur qu'un jour je me réveille et toi, morte, déchiquetée à mes pieds. « Elizabeth. » Darkwood. Ce qui m'étonne le plus c'est que nous sommes retournés là où j'avais posé mes affaires. J'ai les mains tremblantes, et la trace de tes crocs sur ma cuisse, qui longe presque la cicatrice de ma transformation. Tu as déchiré ma chair, mon muscle. C'est tellement profond que j'en ai envie de gerber. Mais je ne saigne pas. Mais je ne cicatrise pas. Je n'ose pas imaginer l'était du reste de mon corps.
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MessageSujet: Re: Danse avec les loups (Atalyah)   Dim 28 Juin - 11:37

Les écorces éraflent ma joue, creuse une peau déjà marquée par la souffrance, le goût d’une larme me rappelle la saveur de la mer. Souvenirs de mon corps inerte balancé par les embruns salés et les vagues m’enroulent pour jeter le reste de mon existence sur le rivage, fanée au petit matin. Je ravale ma salive, déglutis difficilement. Le sel se mélange au fer, le goût de ma défaite se fait de plus en plus amer. Regarde moi, toi ma proie, allongée au sol, gémissant, les muscles déchirés par ma fureur. Que tu es pathétique à essayer de te mettre en travers de mon chemin. Trop curieuse et pourtant, l’odeur de ton sang me transporte. Je ne serai rassasiée avant d’’y avoir goûté. Je me demande si ton shampoing me plongerait plus encore dans l’angoisse, si l’odeur ne me rendrait pas folle, bête féroce lâchée sur toi pour te faire mienne. Mon imagination s’emballe et après t’avoir dépeinte cheveux longs, lâchés délicatement au vent, enserrant ta nuque de la plus adorable des manières, une autre vision s’impose à moi. Un homme agrippe ta crinière, il l’emmêle autour de son poing, il tire, tire, je te vois souffler pour ne pas crier. Il sourit de ses fines lèvres. Il aime te voir gigoter avant d’attraper ta hanche pour te rapprocher de lui. Mon souffle se fait plus saccadé. J’entends ton gémissement, je l’entends comme si tu étais toute proche alors que j’aurais parié avoir mis de la distance entre nous deux. Je revois cet homme, il a maintenant pris l’apparence de ton frère jumeau. Mais il continue, tire, tire, toujours, sur ses si beaux cheveux qui s’arrachent pour faire ce que tu es. Etendue dans les feuilles, âme et chair en peine. Je ne te vois plus, adossée contre l’écorce humide et tranchante d’un arbre de la forêt interdite. Mes larmes se sont arrêtées depuis un moment. Je ne veux que toi. J’ai apposé mes dents dans ta chair et t’ai fait mienne. Je te posséderai comme jamais ne l’a fait ce loup garou qui t’a mordue pour t’abandonner une nuit de je ne sais quelle année. Je te promets que plus aucun homme ne te touchera, plus aucune femme, plus personne sauf moi. Je ne supporterai pas, plus, sentir ton odeur mêlée, souillée à un autre être humain si ce n’est moi. Revenir sur mes pas pour lécher ta peau, laver ton derme maculé de sang, finir le travail pour m’assurer que tu oublies ou t’éviter mon courroux, t’épargner de ma folie grandissant. Je gronde tout haut, mon être se renverse pour toi, partagé entre pulsions morbides et vices obscures.

Je lève les yeux, le soleil levant m’éblouit, me fait plisser les yeux habitués à une nuit totale, à peine éclaircie par la lune, pleine et dégoulinante de terre, de notre sang sacrifié sur l’autel de la violence. Au loin, j’aperçois l’eau du lac scintiller, sublimée par les teintes orangées de l’astre nous délivrant. Je suis pour faire un pas, m’avancer vers un rocher creux non loin, celui qui chaque mois, cache baguette et vêtements ainsi que trousse de premier secours. La nuit est terminée Ella, il est temps de rentrer, laisser ton lit te dorloter. Mais mon corps entier se fige lorsque je t’entends, non loin dans mon dos, psalmodier mon nom. « Elizabeth ». Mes traits se déforment. Quelle idiote je fais, comment espérais-je échapper à son regard inquisiteur ? Et tu es là, croyant me connaître, éructant un nom qui ne me correspond plus depuis longtemps. Tu ne me dis de ne pas le faire mais je veux te fuir. Fuir cette nuit affreuse dont je ne me souviens plus d’une seule seconde. Je veux partir, de peur que les effluves de ta chair blessée me rappellent à mes états les plus primaires. Ecœurée par ton ton si empathique. Pourquoi ne devrais-je pas partir ? Fuir ? Te laissant là, souffrante au milieu des arbres. Mon poing frappe contre le tronc, fort. Je ne peux me résoudre à te laisser là. Partagée entre détresse et instinct primitif. Et si la raison me dit de partir, mon instinct, toujours, me ramène à toi. Un cri de rage échappe de ma gorge, sinistre. Alors je continue d’avancer pour récupérer baguette et herbes. Tu me crois peut être partie mais je quelques secondes plus tard, mes genoux tombent lourdement à tes côtés, ma nudité découverte, communiant avec la tienne. Mes cheveux sont sales et recouvrent en partie ma poitrine. Il n’y a que tes yeux, deux émeraudes serties pour me pervertir. Doucement, je débouche l’essence de rictam « Ca va faire mal, Atalyah. » Je verse le produit sur sa chair à vif, lentement, je tiens sa jambe mais ma main glisse sur la saleté de nos ébats sordides de la nuit. Tes gémissements, je les ignore alors que ma baguette glisse sur la blessure pour la refermer plus nettement. Mes doigts effleurent ta peau là où d’autres traces, bien plus anciennes se nichent. Je me perds dans leur contemplation, ne touchant pas qu’avec les yeux. « Quand ? » Mes yeux sont rivés sur la blessure, je n’ose plus te regarder en face.

Mes bras t’entourent et je te porte, princesse, ton corps étendu dans mes bras alors que j’esquisse une grimace de douleur, mon souffle se coupe un instant. Je sens la blessure sur mon bras se déchirer plus encore. Mais je ne te repose pas, t’emmenant doucement vers le lac dans lequel j’entre avec toi. Je tressaille, l’eau est glaciale, même en mai. Il faut nettoyer, détartrer les preuves des vices de cette nuit. Je te lâche doucement, je ne peux toujours pas te faire face, je m’écroule à mon tour, laissant mon corps sombrer parmi les eaux. Enfin, je te dévisage.

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MessageSujet: Re: Danse avec les loups (Atalyah)   Mar 28 Juil - 17:31

Ton parfum est un suave venin. Je le sens comme l'on sens l'effluve de la femelle en chaleur. Je le sens comme un poison qui s'écoule dans mes veines, fait pulluler dans mon sang des choses étranges et gluantes. J'ai l'impression d'étouffer alors que mon corps entier pourrait se détendre simplement grâce à la puissance de ta présence… Mais si seulement la douleur mortuaire n'était présente pour me ramener à cette sordide réalité. La vue de cette plaie m'en donne la nausée, et pourtant que je suis en Médecine Magique. Mais savoir que c'est ma chair me révulse… Je t'observe sans trop savoir si tu es réelle, tu t'éloignes encore et cognes l'écorce. La douleur trouble ma vue, laisser s'écouler une sueur glacée sur mes tempes. Tu es certainement en train de briser le peu de la réalité à laquelle j'arrivais encore à m'accrocher. J'halète faiblement, bougeant encore un peu, réussissant à me redresser, à être assise, m'appuyant contre une roche recouverte de mousse. Je ne te vois plus et je ferme les yeux, expirant douloureusement. Il suffirait juste que j'atteigne le sommet de cette chose que je puisse attraper ma baguette… Ou quelque chose… Bordel de merde que j'ai mal. J'échappe un nouveau couinement. Mais ton odeur me prends soudainement à la gorge, tournant la tête pour te voir à mes côtés. Je fronce les sourcils en t'entendant. Je n'ai pas le temps de réaliser ce que tu fais que ma jambe est prise d'une convulsion, mes ongles se plantant dans la terre et la mousse ; un nouveau cri de douleur me prenant brusquement. J'exulte de cette vie, je la crache avec tant de facilité alors que ma chair se reconstruit sous mes yeux. Se déchire pour mieux renaître, alors que je m'appuie peut-être contre toi, ou la masse derrière moi. Mon souffle est profond et bruyant, mais je reprends mes esprits doucement. Les blessures de loup-garous laissent à jamais une trace indélébile dans la chair. En plus de ce loup anonyme, je garderai un souvenir intemporel de ton passage, de cette perte de contrôle. Lentement la cicatrice se forme, rougie, trace d'une de tes griffures alors que l'arc des crocs d'une autre bête est non loin sur cette même cuisse. A ta question je souffle tout bas, me perdant dans les ourlets chimériques de cette voix qui résonne dans mon crâne : « Quasiment six ans… » Ce sont des échos étranges, mais j'entend ta question en boucle. J'expire lentement, passant mes doigts sales contre mon visage avant de serrer les serrer contre ton bras lorsque je me sens quitter le sol. Suis-je en train d'halluciner, de rêver, de mourir ? Mais ma tête roule contre ton épaule, sonnée, respirant l'odeur délicate et si pure de ta gorge. J'en échappe un léger grondement de contentement, puisque ce qui émane de toi et tout simplement délicieux…

Soudainement, un froid glacial me prend, parcours mes membres entiers. Contact surprenant et vivifiant, je reprends mes esprits dans un léger sursaut. Tu m'échappes et mes muscles se détendent un peu. Je me laisse couler, passant mes mains contre mon visage et mes cheveux avant de remonter lentement… Mon regard se repose sur toi, toi qui me fait face. Dois-je te remercie ? …Quelque chose me dit que ce n'est pas la peine. Je n'aurai pas eu toutes ces plaies si tu prenais leur des potions pour contenir le mal des loups. Je n'aurai pas été blessé si je n'avais pas été mordue par la curiosité pour découvrir quel était l'autre loup…

Je te fixe sans rien dire, bien que je comprenne maintenant pourtant ton odeur était si… Particulière. Mais je me rapproche de toi doucement et souffle tout bas, la voix quelque peu éraillée : « C'est la première fois…. Que je rencontre un autre loup. »  Mes yeux te transpercent. J'ai mille et une question à te poser, mais quelque chose me dit que tu es une louve bien plus jeune que moi… Non, je le sens, tout simplement, tu sens encore la fleur desséchée, les chairs trop fraiches. Un mélange étrange qui parle à cette chose en moi. J'ai envie de te toucher, de retrouver le contact de ton corps, mais je te fixe sans savoir si tu comprendrais. Mais je ne comprends moi-même pas cette envie étrange qui s'agite dans mon être. J'ai l'étrange sensation de te connaître depuis longtemps, j'ai la sensation que je t'attendais depuis trop longtemps. Comme si mon âme connaissait déjà la tienne, comme si mon aura n'était complète que lorsqu'elle caressait la tienne. Je respire doucement, mon souffle caressant la surface de l'eau, jusqu'à ce que je demande toujours sans te relâcher de mes yeux : «  Et toi… ? Cela fait combien de temps ? » Je ne pensais pas que Poudlard accueillerait plus d'un loup garou… Nous aurions pu nous entre-tuer…
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Danse avec les loups (Atalyah)

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