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 -flashback- You better run, run, run w/ Abel

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MessageSujet: -flashback- You better run, run, run w/ Abel   Jeu 25 Juin - 17:03



you better run, run, run
they are the hunters, we are the foxes


Deux ans plus tôt.
Jeunesse fougueuse.  Nuit noire.  Escapade nocturne.  Je n'avais pas envie de dormir, malgré mes examens le lendemain.  Je ne trouvais pas sommeil ou peut-être n'avais-je tout simplement pas envie de dormir.  Je décide de sortir en douce de mon lit et d'aller à l'extérieur me promener.  On a toujours dit que la forêt était interdite, mais je n'ai jamais comprit pourquoi.  Il n'y a absolument rien d'effrayant dans cette forêt.  Je sais de quoi je parle, j'y vais souvent avec ma bande de potes.  On passe le plus clair de notre temps dans cette forêt à essayer de trouver pourquoi elle est interdite.

Je marche lentement, donne des coups de pieds sur les branches qui volent plus loin et pose mes mains dans mes poches en regardant autour.  C'est le silence.  Un silence de mort.  Aucun bruit si ce n'est que le vent qui passe doucement sur les branches et le frottement des feuilles à cause du vent.  Puis un craquement non loin.  Bien sûr, je me mets à flipper.  Un nouveau craquement qui, cette fois-ci, est plus proche.  Je regarde autour comme un parano.  Putain.

« Il y a quelqu'un? »  Le pauvre sang pur au fond de moi se met à avoir la trouille.  Je n'ai pas envie de mourir.  Pas maintenant.  Surtout pas maintenant.  Puis je vois ces cheveux blonds s'approcher de moi.  Cette petite barbiche qu'il se force à faire pousser alors qu'elle apparaît, légèrement timide et ces yeux.  « Oh allez.  Ne m'enlève pas de points Abel.  C'est qu'une promenade. »  Je me suis fait coincé comme un rat et à voir la gueule qu'Abel tire, il trouve la situation extrêmement drôle.  « Marres-toi comme tu veux, tu n'as pas plus le droit que moi d'être ici.  D'ailleurs, que fais-tu ici? »

J'essaie d'entamer la conversation, mais un nouveau bruit se fait entendre.  « Bon, d'accord, qui d'autre as-tu amené dans cette forêt avec toi? »  Mon coeur se met à battre la chamade, mais je ne peux pas craquer.  Je commence tout juste à arriver à contrôler mes émotions et à garder mon calme, calme que mon père s'efforce de m'apprendre depuis ma jeunesse.  J'essaie de ne pas trop paraître paniquer, mais je sens que je ne pourrai pas tenir bien longtemps.
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professeur de Rune ⁂

points à ma maison et j'ai rendu : 719 devoirs depuis ma répartition, le : 20/06/2015


MessageSujet: Re: -flashback- You better run, run, run w/ Abel   Ven 26 Juin - 20:02

Je n'ai pas besoin de sourire pour que Pinchas comprenne que je trouve le moment cocasse. J'ai juste à lever les yeux au ciel. Il me connaît bien. Je l'ai vu grandit et il m'a vu devenir un homme.

Ce que les autres pensent être un bloc de marbre inébranlable, ce sont des milieux de mimiques, de regards, de sourires en coins cachés, de mentons levés ou baissés un milimetre plus haut ou plus bas. La position des mains. L'attitude, l'angle de la nuque. Ce visage et cette droiture étaient déclinés et conjugués en milles nuances que personne sinon les cousins ne connaissaient.

Pinchas me lit. La plupart du temps. Quand je le veux bien. Et parfois ça ne le concerne pas.


« Je devrais t'en donner peut-être ? »

Je m'approche en enjambant les racines, la poussière se soulève sous mes pieds. La forêt était si dense que rien ne poussait au pied des arbres. Il n'y avait presque pas de lumière même pendant la pleine Lune. Je lui cogne le haut de la tête en seule réponse à sa question. Je ne saurais même pas me rendre des comptes à moi-même.

Cette nuit, je viens d'envoyer mon dernier rapport de la semaine au Ministère. Je suis fatigué. Trop fatigué pour aller danser. Je suis juste sorti et je me suis efforcé d'aller aussi loin que je le pouvais dans la forêt. Je suis resté des heures durant à regarder le ciel à travers les branches. Bizarrement ça m'a rassuré, de me sentir enfermé. La nuit pour le ministère, le jour, Professeur débutant. Qu'est-ce qui m'a pris ?

Il m'a pris que mon Professeur et Maître a décidé de prendre sa retraite, et m'a recommandé pour le poste. Je lui ai demandé pourquoi, et je n'ai pas eu la réponse. Je ne l'ai peut-être pas comprise. Toujours est-il que les Oncles et les Tantes se sont montrés ravis. Que malgré que je veuille travailler au ministère, il ont trouvé que c'était "une bonne idée." Monsieur le Juge m'a regardé, et m'a demandé si j'étais capable de travailler pour lui tout en assurant le remplacement. J'ai répondu la vérité. J'ai répondu que oui.

Je me suis sauvé des nuits d'insomnies à me griffer la nuque. Les côtés. Dans l'espoir de me vider de la douleur. Du manque. Je me suis sauvé du vice, seul remède à l'angoisse folle. A présent, je rencontré un ou une inconnue. Parfois. Les nuits comme celle-ci. Mais cette nuit je n'y arrive pas.

Je peux le faire. En mourant tout doucement. Mais je suis capable d'être tout à la fois. D'être ce qu'ils attendent de moi. Un fils modèle, un gardien, une ombre, un modèle, une réussite, un trophée. Un ami fiable, un bon amant...

J'ai 24 ans. J'ai 24 ans, et mon frère me manque.

Est-ce que je l'oublierai un jour ?

Les brindilles craquent et tu trembles comme une feuille. Je tape encore une fois sur ta tête, parce qu'un fils Lestrange, branche secondaire ou pas, doit se tenir droit et ne pas montrer qu'il a peur. Je te désigne derrière-moi le goupil qui me suit. Rookie me suit depuis le début de mon errance, et elle fait bien moins peur qu'un troupeau de Centaure.


« Grandis un peu. N'entre jamais ici la nuit. »

Parce que c'est ici qu'on lâche les loups-garoux quand ils se changent en bête. Car c'est ici le territoire des Centaures. Car c'est ici les loups et les êtres sylvestres, les araignées et les êtres qui nous détestent pour avoir volé leurs territoires. Et tant que tu ne seras pas un mage accompli, tu ne seras qu'un bout d'humain à piétiner pour mâcher leur rancœur contre ton sang. Le sang des dominateurs… Des usurpateurs ? Je refuse d’y croire, mais j’ai vu au fond de leurs yeux, il y a un temps, la même rancœur que certains d’entre nous portent pour les sorciers nés de moldus. Je préfère oublier. Je préfère mettre de côté. Après tout ça n’a pas de sens.

Rookie se colle à ma cheville. En silence. Son Rappeltou contien une fumée blanche, presqu’invisible. Les oreilles en arrière, elle me fixe avec une patte levée. Moi, c’est toi que je fixe. Et j’évite de te dire à quel point j’ai peur pour toi.

S’il t’arrivait quelque chose, Hadès serait détruit. Elle serait plus détruite que n’importe qui sur terre. Elle… Je vous regarde tous les deux, et de votre majorité tout juste acquise, je me demande si vous vous rendez compte de ce qui doit être, de ce que vous avez le droit de parier, et ce que vous ne devez jamais perdre de vu. Cela fait un temps que je n’ai pas vue la blondeur de ta sœur, et pourtant je sais le mal que ça lui ferait.

Cela fait un an que c’est officiel. Nous serons beaux-frères. Et ton regard, depuis, a changé.


« Quitte à retirer 20 points à Serpentard, tiens-moi compagnie. »

Je ne te dirai pas que je fais un tour de ronde. Ce serait mentir. Mais je préfère que tu restes sous mes yeux, plutôt que de ne pas te retrouver dans ta chambre demain. Et je ne veux pas te raccompagner.

Je n’ai pas peur du noir. J’ai peut du silence. J’ai peur de ce que ma tête me murmure pour remplacer le silence. Je siffle, et ma renarde se décolle de moi pour se poser à tes côtés, en gardien miniature. Je me tourne presque immédiatement.


« Lance un Lumos. »

Parce que j’en suis incapable. Aussi incapable que de rencontrer ta sœur. J’ai peur de voir ce qu’elle est devenue. J’ai peur de la vouloir alors qu’elle est encore toute jeune, et peut-être amoureuse. J’ai peur de lui faire face. De me faire face. Comment doit-on se sentir quand on se tient à une femme dont on nous dit qu’elle est nôtre ? Elle n’est pas mienne. Rien ne m’appartient. Et surtout pas un cœur humain qui m’a croisé de loin dans son enfance, et à qui j’ai pu parler deux fois, peut-être, avant de lui être promis.

Mes gants blancs font étranges dans cette lumière nocturne. Je compte sur toi pour éclairer mon errance. Éviter les signes de populations de créatures magiques. Éviter les Sombrals aussi.


« Comment vont tes parents. »

Toujours les mêmes questions.

« Comment vas ton grand-père. »

Toujours et encore, pour tous les fils de sang-purs. Sauf pour toi, Pinchas. Toi il y a une question que je te pose toujours, et que je ne poserai jamais à personne d’autre, même pas à elle.

« Comment vas Atalyah. »

Je ne te fais jamais face lorsque je te pose cette question. Jamais. Parce que je ne peux pas te permettre de lire ce qui passe dans mes yeux à ce moment là.
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