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 I'm stuck in the dark (Halyah)

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MessageSujet: I'm stuck in the dark (Halyah)   Ven 26 Juin - 10:10

Atalyah ∞ Hades
I'm stuck in the dark
Flashback.

« Lyah. » Le mot heurta sa chair comme chargé d'aussi peu de tendresse que la pression de ses doigts affamés sur sa taille. L'histoire désagréable, glaciale, malsaine, chargée d'un attachement néfaste, et pour l'un et pour l'autre. Pourtant, il retenait ses gestes lorsque Pinchas était dans les parages... sortir avec la sœur de son meilleur ami n'avait sûrement pas été l'idée du siècle, pourtant c'était elle qui était venue à lui, fragile papillon... dangereuse plaie d'Egypte... aux idées bien arrêtées. Une excuse, ils utilisaient l'autre pour servir leurs propres ambitions, leurs propres illusions. Il n'avait juste pas prévu de ressentir pour elle cette possessivité brutale, l'illusion assassine qu'elle était son objet qu'il emprisonnait de ses griffes envieuses sans que nul tendre sentiment ne vienne étreindre son cœur glacé. Il était l'excuse, elle n'aimait pas les hommes, son désir allait vers d'autres affres charnels, peut-être sa silhouette gracile y était-elle pour beaucoup, peut-être également n'était-il que l'exception venant confirmer la règle, l'esprit capturant le désir étourdi. Néanmoins, ils ne se trouvaient pas dans un endroit clos, si privé que cela, même si cela pourrait s'arranger. La seconde les envisageait dans le parc, en cette fin d'après-midi où le ciel charriait une vague impression de grisaille... Posséder, contrôler quelque chose, quelqu'un... il en avait tellement besoin depuis que la marque avait brûlé sa chair en ce début d'année. Tout s'embrouillait dans son esprit, parce qu'il avait été emprisonné dans une destinée chimérique qui s'était concrétisée. Il aurait sûrement rejoint ces mêmes rangs... si l'on ne l'avait pas contraint à le faire trop tôt... Il avait eu l'espoir de fuir, de foutre le camp loin du monstre qui venait ramper régulièrement dans les méandres de son esprit. A présent il était trop tard, mille fois trop tard. La sensation du rat dans les dédales de son âme le rendait presque nauséeux, alors ses doigts possessifs qui s'écrouaient sur sa taille, venaient rappeler à la mémoire de la jeune femme le retour de l'extérieur de celui avec lequel elle sortait. Celui qui ne lui soufflerait aucunement l'endroit où il était allé, ce qu'il avait pu faire durant son absence. Il ne lui devait rien, pas un murmure, pas un souffle... elle, elle lui devait tout, parce qu'il en crevait de la posséder ainsi, elle, toute entière, de se heurter à son caractère ténébreux, dans ce combat de domination qu'ils rejouaient sans cesse sous leur brutalité réciproque. Mienne... soufflait toute sa posture glacée, aussi dénuée de passion que l'intimité en révélerait. Les iris bleutés du Malefoy se braquèrent sur celle qui se trouvait avec Lyah, et il n'eut à formuler l'ombre d'une parole supplémentaire pour qu'elle comprenne le message. « Je vais vous laisser. »


Present Day.

Le souffle sur sa peau... mais rien n'est précis, tout est fugace, comme cette sensation de liberté grisante. Elle l'entraîne, le pousse à courir, les pieds nus dans l'herbe dont il sent l'humidité. Les gouttes se fracassent sur son être, l'éclair déchire parfois l'horizon. Le plaisir est jouissif, lui d'habitude si brimé par son existence ne craint rien à cette seconde, il se laisse porter, il suit cet instinct qui domine tout le reste. Le souffle de sa respiration semble maîtrisé, mais une odeur l'attire, le captive... Eclair. Sa proie est là, juste devant lui. Il a presque l'impression de pouvoir sentir sa peur sur sa langue. Il hurle à cet astre que les nuages menaçants dissimulent. Il n'est pas surpris du son qui s'esquive de ses lèvres. Est-ce que ce sont seulement des lèvres ? Il ne sait plus, et il s'en moque. L'instinct dévore toute sa lucidité, le laissant simplement prendre conscience de ce sentiment de liberté qui surpasse tout le reste, qui le pousse à prêter l'oreille, à faire confiance à son flair... Il peut presque la sentir frémir, alors qu'il contourne l'endroit où il sait la trouver. Ses iris ont repéré la silhouette malgré l'obscurité. Elle regarde dans la mauvaise direction, parce qu'elle a entendu le hurlement. Le monstre est là, tout près, mais elle ne regarde pas au bon endroit. Eclair. Ses crocs contre sa gorge, le goût ferreux qui s'y écoule... délicieux, tout comme les dernières palpitations qui y pulsent, le torse qui tremble, se soulève avec irrégularité, ses doigts qui cherchent à chasser le visage assassin. Il s'en moque, la jouissance de cette seconde est la seule sensation qui le transperce à cet instant. Il n'y a que la faim et le désir de tuer... la mise à mort, comme un fragile écho de la bête qui s'acharne à même sa chair le reste du temps. La gorge arrachée dont il avale le lambeau coincé entre ses lèvres, le sang poisseux qui le recouvre... il est le monstre que la pluie lave et absout déjà de ses péchés. Eclair. Ses pattes s'enfoncent légèrement dans la terre devenue boueuse par endroit à cause de la pluie. Mais il continue de gravir le monticule. Il ne sait où il se trouve, mais la faim est satisfaite, le besoin de tuer, il n'en est pas certain. Eclair. Une vitre le sépare de cet humain qu'il entrevoie... Pinchas. Le cœur qui tambourine dans ce qui lui sert de poitrail... il n'est pas certain que ce soit parce qu'il le reconnaît ou parce qu'une once d'un autre désir frustré bataille en lui. Eclair. Le jour transcende la nuit l'espace d'une seconde, venant camoufler la scène derrière la vitre, mais renvoyer l'apparence du loup qu'il est. Monstre aux poils encore assombris par endroit par le sang de son dernier meurtre. Il est le prédateur. Puis la nuit reprend brièvement ses droits, un fin filament au loin trahit l'arrivée du jour qui chassera l'influence de la lune gourmande. Pinchas réapparaît. Eclair. Lyah le regarde, nue, la peau maculée de sang, de boue. Elle le regarde, humaine à nouveau. 

Le souffle lui manqua, sa respiration devint plus saccadée subitement, alors qu'il se trouvait dans ce couloir, immobile, sous le regard inquiet d'un camarade ignorant ce qu'il est. Pas aussi monstrueux que ce qu'il venait d'entrevoir, de vivre comme s'il était celui qui aimait mettre à mort. Ce n'était pas la première vision à lui donner l'illusion d'être un assassin ou un être plus cruel que jamais. La sensation de liberté le grisait encore à cet instant, comme s'il ne pouvait s'empêcher d'envier Lyah pour cet éclat qui l'amena à se remémorer un détail inquiétant... le loup fixait Pinchas. Il se crispa, remarquant finalement le regard attentif de l'être qui l'observait. « Quoi ? » l'agressa-t-il, inquiet de ce qu'il venait de voir, ne sachant quoi en penser... il connaissait le lien des jumeaux, il savait que Lyah ne lui ferait jamais de mal, consciemment du moins. Le loup l'était-il ? Ou n'était-il que le prédateur dominé par ce désir de chasse et de mise à mort qui crépitait encore sur sa chair trop humaine. Le goût ferreux de la liqueur aux reflets carmins s'attardait sur sa langue... lorsqu'il formula cette question. « Tu répondais pas. Tu vas bien ? » Bien ? Est-ce qu'il allait bien ? Aussi bien qu'il l'avait toujours été, lui, le fou, l'enfant des ténèbres envieuses qui lui avaient conféré le talent d'entrevoir l'avenir. Fardeau, malédiction qui brimait son existence. « Je vais aller à l'infirmerie, je te rejoins plus tard. » se contenta-t-il de répondre sans qu'une once d'émotion ne vienne s'attarder sur ses traits. Mais c'était une autre personne qu'il désirait rejoindre, tandis qu'il changeait d'étage, recherchant la sortie des cours des onzième années... Lorsqu'il la vit, ses doigts agrippèrent son bras, son visage plus fermé encore qu'à l'accoutumé. « Il faut qu'on parle. » fut tout ce qu'il daigna laisser trépasser de ses lèvres pincées. Ses pas dévoraient le sol, l'avalaient avec rapidité jusqu'à finalement attirer Atalyah dans des toilettes où il était quasiment certain de ne trouver personne pour espionner leur conversation. Les portes, toutes ouvertes, étaient aussi vides que la pièce en elle-même, alors que le fantôme était encore absent. Ce qui n'était à priori pas un mal. Relâchant la poigne brutale qui avait brimé son bras, il pivota pour braquer un regard acéré, presque menaçant, en direction de celle qui se tenait face à lui. « Si tu fais du mal à Pinchas, Lyah. Si tu me le prends, tu le regretteras. » cracha-t-il, venimeux, à celle qu'il fixait d'un regard encore englué sous les souvenirs de la vision qui s'y était imprimé quelques minutes auparavant. Fou... peut-être n'était-il que cela à cet instant. Peut-être ne pouvait-elle penser que cela, mais il savait ce qu'elle était, il l'avait vu. Et il croyait en ce qu'il disait, parce qu'il ne supporterait pas de perdre son meilleur ami. Comme un gouffre au niveau de son cœur, la plaie serait béante et douloureuse, bien qu'il prétendrait volontiers qu'il avait simplement besoin de lui. « Je sais ce que tu es. » assena-t-il brutalement, pour éviter les possibles négations, ou qu'elle ose affirmer qu'il était fou et qu'il y perde pieds.

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