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 Shameful bloody lover [Abel]

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MessageSujet: Shameful bloody lover [Abel]   Mar 28 Juil - 23:13

Shameful bloody lover

cursed love - acte 3 - 18 juillet 1970

Je suis impuissante. Elles me manipulent, chacune de ces cellules gorgées de manque et d'envie. Je suis la bête magnifique, qui avance dans cette ère défoncée. Mes pattes foulent la terre, mon hurlement déchire la nuit d'encre. J'ai simplement ce cœur qui crache, qui crache encore toujours plus fort. J'exalte de cette liberté engourdissant, glorifiant l'épopée nocturne. Je plonge corps et âme dans l'abandon le plus total. J'hurle comme le loup que je suis et dégage toujours plus loin dans les tréfonds de la forêt. Mes crocs s'enferment et je déchire, halète toujours un peu plus, lapant le sang et dégueulassant mon poil de ce liquide visqueux. Je ne fais rien de mal si ce n'est vivre en communion avec la chose qui m'habite depuis des années. Il est si fort, la mort s'abat encore et encore. Mon corps s'élance, ma conscience se tord sous cette présence dominante. Accoutumé ou mal atténué, le monstre me dérange, je m'unis à lui et nous continuons à jouir de la faune de la forêt. Je suis l'âme dépouillée d'affect, un corps qui s'emplit de chair et de sang, engouffre tout ce qu'il peut contenir. Je suis saoule de ces fluides sanguinolents, si peu repus par la puissance qui s'écoule le long de mes membres. Je ne suis qu'un animal qui bondit et tue, qui hurle et s'occupe avec peu. Mais rapidement je m'échappe, m'extirpe de la forêt, abandonne la lisière. Je suis le loup qui se faufile dans le Parc. Je me tue sous les milles et une fragrances humaines, me jette sur les grandes portes, gratte et gronde avec folie, désireux d'entrer et d'éventrer de mes crocs d'acier les corps chétifs de ces élèves. Je m'élance vers les terrains de Quidditch, explosant quelques lattes de bois que je fracasse de ma gueule béante avant de renifler quelques tissus… Des uniformes d'une maison… Du vert et du argent…. J'en déchire certains…. Juste un… Toujours le même… Je couine en tentant de sortir, les portes se claquant sous le vent. Je suis coincée dans cet antre d'émulsions olfactives. Je gronde toujours plus continue à bondir, me faisant plus mal qu'autre chose. L'œil éclaté, le museau en sens, le poil ensanglanté.

(…)

Je me réveille, tremblante et des traces de sang sur la peau… Les cheveux emmêlés et le regard vitreux, un goût amer de ferraille dans la bouche. Mes doigts sont tâchés et j'en tremble encore. J'écarquille les yeux en voyant la tenue de Quidditch de mon frère déchiré sur le sol. « Pinchas ? » Je bouge un peu, le cherchant…. Mais je fini par attraper la robe de Quiddich déchiré au niveau de l'épaule et des cuisses. Je l'enfile pour dissimuler ma nudité, bien trop loin de la forêt pour aller récupérer mes affaires là. Je tremble et pleure sans rien dire, ouvrant frénétiquement les vestiaires pour sortir. Je vois les griffures, je vois les traces de sang. Je cours, tombe dans l'herbe, m'ouvre le genoux contre un cailloux, perds mon souffle que trop rapidement. Les larmes gèlent sur mon visage, j'en deviens folle. Je sens son souffle sur ma gorge, l'odeur de sa salive trop proche de mon visage. Il fait à peine jour, beaucoup trop tôt encore pour croiser un élève ou n'importe quoi. Je ne sais pas pourquoi je cours. J'ai l'impression d'être droguée. Mon cœur bat trop fort. J'ai envie de pleurer, j'ai envie de vomir… Je sens le sang chaud contre mes doigts, dégouliner le long de ma jambe. Je ressemble à rien, dans cette tenue trop grande et éventrée à coup de griffe. Je ne sais pas où je vais, je ne veux pas que l'on me voit dans cet état… Je ne veux pas retourner dans ma salle commune… Pinchas est trop proche… Je ne veux pas lui faire du mal… Un gémissement s'étouffe dans ma bouche, ma gorge se serrée. Je suis presque à rendre mon festin de fauve sur le sol, alors que je glisse un peu, me rattrapant à un rideau dans le couloir… Un tableau me sermonne, s'offusque avant de souffler quelques phrases choquées en voyant mon état. Le regard éclaté, véritablement défoncée, la vision trouble. Mais je cours dans les escaliers, monte l'une des tours. Je ne sais pas où je vais, c'est un instinct étrange qui me guide. Je m'accroche les côtes, m'accoudant à une arche, la respiration sifflante entre les dents, fermant les yeux. Cela tangue… Je ne vais jamais y arriver…

Et pourtant j'y arrive. Je me jette presque à moitié contre la porte, désespérée. Je cogne du plat de cette main tremblante, avant de secouer la poignée qui cède brusquement. J'entre tout aussi vivement et claque derrière moi. L'odeur du professeur me claque à la gueule. Pourquoi je suis venue ici… Mais mon dos se colle à la porte et je me laisse glisser jusqu'au sol, découvrant mes jambes nues et blessées, mes pieds plein de terre. Je fond en sanglots sans plus de cérémonie, ma poitrine se soulevant dans un rythme effréné, m'étouffant dans cette respiration chaotique. La tête penchée vers l'avant, je ne veux même pas te voir, je ne sais pas pourquoi je suis ici. Mes mains viennent dissimuler mon visage….
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MessageSujet: Re: Shameful bloody lover [Abel]   Mer 29 Juil - 0:22

Les yeux clos. Le calme de la nuit. La bougie allumée pour me servir d’éclairage. J’ai bientôt fini. Quand j’aurais fini ? Je ne sais pas. J’essaierai de dormir. De lire le bouquin d’Emeraude Hopkins, et de ne pas rêver. De ne pas rêver de lui.

Garde ton calme. Il est tôt. Prend ton temps. Ne panique pas. Fini simplement ton travail. Fini simplement…

Coup. Sursaut. Quelqu’un s’acharne sur la porte, je me retourne, pose la main sur ma baguette au haut de pupitre en me levant. Une décharge me traverse et me remonte jusqu’au bras, le temps que je la saisisse, la porte claque, et Atalyah est à l’intérieur.

Atalyah. Salie. En sang. En larme.

Un tas de chose font le tour de mon être. Les idées, les émotions, et peut-être tout ce qu’il me reste de sang-froid. Dans ma main, les éclairs faiblissent. Ce n’est plus qu’un grésillement qui accompagne un frisson. D’effroi. De douleur. De fureur. J’ai la rage dans les yeux.

Des vêtements de Quidditch. Vestiaires. Un ? Plusieurs ? Non. Calme-toi. Pas de conclusions hâtives. Je m’imagine tout ce qui est possible d’imaginer. Mais rien qui ne soit un accident. Et rien qui n’engage que toi. Je ne vois pas comment on peut se faire ça seule.

Et pas pourquoi tu es là, si tu étais seule.

J’inspire. Et à la première expiration, ma baguette reprend sa complainte. Je ne la lâche pas. Je devrais. Mais je n’y arrive pas. Je fais un pas vers toi. Doucement. Je traverse la pièce et m’agenouille face à toi. Je ne sais pas si je peux te toucher. Mais je sais que je le dois. Alors je pose juste ma main libre sur ta tête. Je tremble. Ma baguette aussi.

« Es-tu blessée ailleurs ? »

Ailleurs que tes jambes que je fixe sans une geste. Je ne sais pas trop. C’est comme un volcan. Un volcan de glace. Qui plus je regarde tes blessures, plus gronde sans pouvoir garder le silence. Je ne sais pas ce qui m’arrive. J’ai toujours cru que j’avais peur de me noyer dans un océan à l’intérieur. Mais ce n’était peut-être qu’une chapelle de cristal. Et quelqu’un viens d’y mettre un grand coup de marteau.

Suis-je… En train… De brûler ?


« Où sont-ils ? »

Mon corps entier se contient de trembler. Ma main se réconcilie avec ma baguette à chaque nouvelle poussée de rage. Et à chaque fois que je parviens à redevenir immobile, une nouvelle décharge me traverse le bras.

Je sais que je dois me calmer. Rester à tes côtés. M’assurer que tu vas bien. Que tu n’es pas plus blessée. En ton cœur et en ton corps. Je dois te faire sentir ma présence, te faire sentir que tu n’es pas seule, quoiqu’il soit arrivé.

Mais je n’y arrive pas. Je ne veux pas attendre. Je ne peux pas attendre. Je ne veux pas qu’ils s’échappent.

Je veux qu’ils paient. À chacun de mes battements de cœur, la Haine sans destinataire me traverse et exulte. C’est mauvais. S’il y a le moindre objet en verre qui traine, il risque d’exploser. Je le sais, je ne peux pas le contenir, pas le contrôler. Je crois que ma main me fait mal. Mais je ne sens presque rien.


« Atalyah, parle-moi, je t’en prie. »

Ma voix est blanche. Et profonde. Lointaine. Je veux les attraper. Les brûler. Les brûler tous jusqu’au dernier. Je veux qu’ils hurlent cent fois chaque larme que tu verse. Chaque éraflure sur ta peau blanche. J’aurais dû être là. J’aurais dû savoir…

Non, je ne sais rien. Je me trompe peut-être. Il faut que je te laisse parler. Il faut que tu me dises. Mais j’ai beau retourner la situation dans tous les sens, mon esprit ne rencontre jamais une autre possibilité. Et inlassablement, mon crâne hurle.

QUI.

Ma main sur ta tête se calme. Glisse doucement dans tes cheveux. Se loge amoureusement sur ta joue. Je suis là. Je suis là. Je saisie ton visage e larme et le redresse vers le mien. Je plonge mes yeux dans les tiens.

Mes yeux bleus qui détruisent déjà le monde, à ta moindre parole. Au moindre nom que tu me donneras. Même si ce n’est qu’un souffle. Je vais les tuer. Tous les tuer. J’aurais du savoir. J’aurais du savoir ce qui pouvait te mettre en danger ainsi. J’aurais dû… Les tuer.

Est-ce de la terreur dans ton regard ? Pour eux ? Pour moi ? Ma main est douce et aimante. Le reste de mon corps est sur le point d’exploser. Cela fait des années. Des années que je n’avais jamais autant ressenti le besoin de faire souffrir quelqu’un. Des années que je n’avais pas eu autant envie de détruire, et le pouvoir de tout détruire.

J’entends une petite vitre se briser, comme si on écrasait une montre du pied. Je crois que c’est ma montre, sur le bureau. J’espère sincèrement que je n’ai pas de verre dans la pièce. Ce n’est pas pour ça que j’évite, d’habitude. D’habitude, c’est à cause des cauchemars.

D’habitude j’ai de la peine. J’ai toujours de la douleur. Aujourd’hui, je transpire le besoin de tuer.
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MessageSujet: Re: Shameful bloody lover [Abel]   Lun 17 Aoû - 15:04

Tu me parles mais je ne t'entends pas. Je tremble et mes larmes est un voile glacée sur ma vision défoncée. Mes yeux sont noirs, mes pupilles bien trop dilatées. Penses-tu que je me suis réellement droguée ? Pourtant il n'y a que le sang et la chair humaine pour s'écouler dans mon être et provoquer cette sensation d'évasion. Je tangue dans un entre-deux sans réellement en avoir conscience, secouée par la peur pure qui déborde de ma bouche. J'en cracherai presque alors que tu parles encore. J'ai envie d'hurler, j'en envie de te faire taire, de cogner contre quelque chose. Je passe mes mains sur mon visage et expire : « Non… Non…. Y a personne. » Juste moi et mes conneries. Mes ongles sont sales, du sang a probablement séché dessous mais ce n'est qu'un détail parmi tant d'autres. Je resserre mes cuisses contre moi et laisse l'uniforme couler jusqu'à mes chevilles, une déchirure dévoilant un peu plus.

Tu réclames que je parle mais… En réalité je n'ai rien à te dire, je suis simplement morte de trouille. Je ne peux pas retourner à mon dortoir, j'ai peur de ce que je vais ressentir en ressentant son odeur. J'ai peur de ce que je pourrais lui faire. Peur de retrouver Ella, peur de ce que j'aurais pu faire d'elle. Je suis plus puissante qu'elle car plus vieille, mais aurais-je pu me prendre à un membre de ma propre espèce, de ma propre meute ? … J'ai peur de…. Des conneries que je pourrais bien faire en étant plongée dans de telles sensations. C'est de l'aide que je cherche ? Que tu m'empêches de me bouffer, de me noyer au cœur de moi-même, de mes mensonges et mes secrets ? Je n'en sais rien, mais tu me supplies. Je n'ai rien à te dire, rien, rien qui ne puisse me mettre en danger, ou toi. Peut-être que tu briserais nos fiançailles et bien que l'idée soit terriblement tentante je ne dois pas oublié mon frère… Je l'aime. Je dois tout faire pour lui. Je ne pourrais vivre sans lui, cruelle égoïste que je suis.

Ta main se pose sur ma tête, glisse contre mes cheveux, puis ma joue. Ce contact chaud et probablement réconfortant d'une certaine manière. Tu me ramènes à la réalité, dans la pénombre de tes appartements, à ton visage en face de moi… Je n'ai rien fais à Pinchas. Ella je ne sais pas. Je ne me suis rien fais. Je suis là. Tu es là. Ton regard me fait peur, mais je me calme un peu, dans l'un de ces tremblements libérateurs. Un frisson glacé me prends, me secoue et je réalise combien je viens de faire une terrible erreur en venant ici. La pire des fouines. Tu vas vouloir savoir, tu vas pouvoir voir une autre facette d'une tableau que tu ne connaissais pas. Je suis stupide, j'ai presque envie de te repousser et me barrer. M'enfuir encore. T'effacer la mémoire et me barrer. Mon dieu et si j'ai fais du mal à Ella… Je serre mes doigts contre mes cuisses et mon regard croise le tien avant de se perdre derrière toi en entendant le bruit de cassure. Je fronce un peu les sourcils et j'inspire un peu… « Je… Je me suis juste…. Réveillée hors de mon lit. » Je déglutis. Est-ce que tu avaleras une chose parelle. J'ajoute le souffle court : « J'ai eu… Peur. » Je t'observe puis passe ma main contre mon visage : « J'ai pas… Compris ce qui m'est arrivé. » C'est un demi mensonge, n'est-ce pas ? Puisque pour l'instant… Je n'ai pas dis une chose fausse. Mais j'ajoute : « Je suis… Juste… En colère… Et j'ai peur. » Je fronce les sourcils, et montre mes mains, mes phalanges défoncées. Et ce regard hagard. Il aurait tellement pu m'arriver de choses différentes, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Shameful bloody lover [Abel]   Mar 18 Aoû - 18:19

Les fissures cessent de gémir, et tes tremblements assoient le silence dans ma chambre. Il n’y a de rancune et de peur pour personne d’autre que nous deux dans tes yeux. Je tends à penser que tu m’adresse du mépris, mais les nuances de tes gestes m’indiquent autre chose. Ce n’est pas simplement moi. C’est toi.

As-tu des blessures qui ne s’expriment qu’avec la violence, et ne serions-nous pas si différents ? Je connais ces yeux. Ce sont les yeux que j’ai la nuit quand je me regarde dans le miroir.
Et que les larmes ne s’arrêtent pas.

Te serais-tu perdue ?

Il n’y a personne. Il n’y a personne qui t’as fait du mal. Je devrais m’emporter et te dire de cesser de les couvrir. Pour être honnête je le veux. Mais l’écho est plus troublant, et brise mieux le cœur que je ne l’aurais pensé.

Mes muscles se détendent.

Soulagement. Au fond du regard. Je te crois. Il faut que j’y croie. J’expire. Ma main devient le lit de tes larmes, et je t’y laisse te reposer, t’y porte.

Je lâche ma baguette et les éclairs s’éteignent complètement, et la lumière gagne une mort peu glorieuse. Mon front vient à la rencontre du tiens, doucement. Ma main m’envoie une plainte erratique lorsque je la glisse dans ta nuque pour la masser doucement. Les brûles ne sont certainement pas agréables à supporter, mais tu en as besoin, et peut-être moi aussi. J’inspire et expire en démêlant grossièrement tes cheveux d’une caresse. Je te crois. JE te crois. Ne dis plus rien. Respire.

Ma Lyah…

Je te prends dans mes bras, toute entière, toi et tes jambes cachés sur la tenue de quiddtich qui n’est pas à ta taille. Ma chemise se souille, mon visage sans doute aussi. Tout va bien. Ne panique pas. N’ai pas peur. Respire à mon rythme. J’ignore tellement trop de toi, tellement trop de tes peurs, de tes douleurs, et je le regrette tant… J’aimerais savoir quoi faire de toi, de tes pensées et de ton corps blessé. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais je sais ce que tu es ici et maintenant. Tu es perdue. Respire.

Là.

Aies confiance en moi. En ma capacité à te protéger et à prendre soin de toi. En la promesse que je dois encore te faire. Ta colère, donne-la moi, que je la dirige vers ce te tourmente. Je l’anéantirai pendant que tu regarderas ailleurs, et ça aura disparu avant même que tu ne t’en souviennes. Ta peur, donne-la moi dans cette étreinte, je serais le rempart, le Mur de Jérusalem où glisser tes prières, la pierre sur laquelle tu pourras frapper jusqu’à t’épuiser si tu te sens impuissante, et la muraille qui se pencheras sur toi pour te protéger des barbares.

Donne-moi ces larmes et j’en ferais des perles secrète que toi seule pourra admirer. Et ces Souvenirs se changeront en un trésor de force et de courage. Je te donnerai les coffres et les clés du Monde. Je te donnerai tout pour que tu sois Reine sans failles.

Je serais patient. Eternellement patient. Comme tu as été infiniment patiente avec moi. SI tu ne peux pas tout me dire ce soir, j’attendrais le prochain moment. Mais pour le moment, il n’y a que toi et tes angoisses. Et moi pour te bercer.

Ma Lyah. Ma Lyah. Mon exubérante Lyah. Ma rieuse Lyah. Ma libre Lyah. Ma petite Lyah…

Je te prends par les épaules et les jambes. Me redresse et te serre contre moi. Te trouve infiniment trop légère. Je pose mes lèvres sur ta tempe. Tout va bien.

J’entends ton cœur qui bat paralysé par la peur. De qui ? De quoi ? De moi ? De nous ? De toi ?

Tu peux te débattre. Je ne te laisserai pas partir. Je fais quelques pas, défais mon lit pour t’y poser. Couvre tes jambes entaillées et couverte de terre dans les draps blancs. M’assois à côté de toi pour garder l’étreinte sur tes épaules. Je ne dirais rien. Ni ici, ni demain, ni tous les jours d’après. Je ne suis pas doué. Ni pour dire, ni pour demander. Tu ne me dois pas de compte. Pas encore.

Et juste pour avoir le droit de te demander de me l’avouer, je sortirai bien un anneau de ma poche pour toi, ici et maintenant. Parce que ça fait bien plus mal que prévu, de voir une personne dont on n’est pas amoureux saigner et pleurer. De la voir trembler, terroriser par des démons qui semblent avoir une place intérieure.

Un jour, j’aimerais avoir les clés de ton cœur, et jeter dehors ce marasme qui t’habite et te vole ta place, ta sérénité, jusqu’à la force de m’envoyer balader. Je ferais le ménage au karcher à l’intérieur. Je t’achèterai des fleurs. Te donnerai des livres et des tableaux rares, de la musique… Je chasserai les ombres. Et les seules ombres seront celles qui souligneront ta beauté. Pleure ce soir, Lyah la Sombre. Quand j’aurais les clefs, tu ne pourras même plus te souvenir d’un jour où tu as été malheureuse.

Mais je n’ai rien de tel ce soir. Juste ma peur au ventre qu’il te soit vraiment arrivé quelque chose de grave. Que tu vois blessées à un endroit qu’il m’est impossible de guérir, en ton corps ou en ton cœur. Tes yeux voient, tes oreilles m’entendent. Tu n’as pas pris de coup sur la tête ? Tes côtes n’ont rien percé ? Ton ventre n’est-il pas en train de saigner ? À l’intérieur… À l’intérieur… tout est si loin, si inaccessible à l’intérieur. Le vertige me prend. Et si les blessures étaient plus immenses encore ?

Mais pour le moment, tu es juste une somnambule qui s’est perdue dans le château.

Mon visage dans tes cheveux et ma main sur ta jambe, pour te dissuader de partir. Shhhhh. Tu n’es pas seule. Tout va bien. Tu n’es pas seule.

Je reste. Caresse ton épaule. Jusqu’à ce que tu cesses de trembler.

Silence. Long silence.

J’écoute ton souffle. Peut-être que tu veux partir. T’enfuir. Mais je ne te laisserai pas le faire.

Je redresse mon visage et regarde vers la carafe d’eau sur mon bureau. Je regarde tes mains qui ont gratté jusqu’au sang avant de laisser sécher sous tes ongles. Tout est sale sur toi. Mais pas en toi, je le sais.

Effacer les preuves que les choses vont mal, c’est ma façon de faire. Question d’éducation j’imagine.


« As-tu soif ? »

J’ai soif de te connaître et de verser de la lumière sur tes blessures. Je veux avoir le pouvoir de te guérir. Et un jour je l’aurais. J’aurais ce droit. Promets-le-moi…
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