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 Knock at my door and down my innocence. [Océane, juillet 1970]

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MessageSujet: Knock at my door and down my innocence. [Océane, juillet 1970]   Mer 29 Juil - 21:27

Le dernier cognard est violemment renvoyé dans sa caisse par un titulaire Serdaigle. Les supportaires de l’équipe, présente qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, quittent doucement les gradins sous un ciel froidement dégagé. Il n’est pas encore si tard. Des élèves dirigent le regard vers le professeur serpentard, arrivé au milieu de l’entrainement. Certainement arrivé pour une raison. Mais en tout cas, il n’a pas arrêté de fixer la batteuse.

Il se lève à son tour. La chaleur se disperse. Il tend le tissu de ses gants et referme le dernier bouton de son manteau, malgré les restes de chaleurs. Il dévale les escaliers en bois sans pencher ni en avant ni en arrière. Il pourrait être un piquet qu’on déplace d’un Wingardium que ça choquerait moins.

Il s’installe à la sortie des vestiaires. Salut certains élèves. Arrête une rouquine. La Batteuse. Ils semblent parler de Quidditch comme on parle du beau temps. Le visage reste toujours le même, mais le regard s’adoucie. S’adoucie ? C’est juste, différent. Il parait qu’il jouait, lui aussi. Il parait que c’est elle qui l’a fait arrêter aussi.

Malgré l’absence du moindre sourire, on dirait presque qu’il rit. Ils se séparent. Elle disparait. L’enseignant est vu en train d’avancer vers Miss Potter, Capitaine de l’équipe des Serdaigles. Et élève estimée par le dit Professeur, bien avant sa prise de poste, il y a trois ans.


« Belle équipe. Vous avez peut-être une chance contre nous. »

Ça sonne à demi comme une moquerie. Et pourtant, ce n’est pas mauvais. Malefoy connait l’humour. Nouvelle découverte. Les élèves s’éloignent. Ne restent qu’eux pour fermer les portes, dernièrement défoncées pour saccager les vestiaires des Serpentards. Et ce n’était pas le trousseau de clé qui allait empêcher ceux qui avaient fait ça de recommencer.



Des Vestiaires détruits.



Je te regarde. Tu as toujours l’air de bonne humeur, quoiqu’il arrive. Et moi toujours l’air de ne rien ressentir. Peut-être que tu prends toutes mes expressions pour agrandir celles que peuvent prendre ton visage ? Ce serait rassurant de savoir que mes émotions sont allées quelque part ailleurs, et ne sont pas juste enfermées dans une boîte tout au fond.

Mais je le sais. Tu n’y es pour rien.

Alors, parce qu’il le faut bien, parce qu’on en a tous besoin, malgré que jamais nous ne le montrons à personne ;


« Tu vas bien ? »

Les bras croisés, adossé sur le bois, d’une épaule seulement, pour te regarder, et ne pas te laisser me mentir. Tous les autres ont le droit de me mentir. Mais pas toi. Ni toi, ni Hades. Il y a de quoi avoir des angoisses. Il y a de quoi trembler, peu importe les idées que tu rejoins ou non. L’avenir s’annonce anxiogène… Et loin d’être aussi radieux que notre enfance.

Et puis, tu dois bien avoir assez de ta vie de jeune femme à te préoccuper pour que le monde décide de se barrer en sucette.

Je pose une main ganté sur le haut de ton crâne. Juste pour que tu saches que je suis là. Que je serais là si tu m’appelles. Je ne suis pas certain de pouvoir t’aider. Te voir sourire et vivre avec sérénité est sans doute un de mes meilleurs tranquillisant. Tu ne te doute pas à quel point.

Nos familles n’ont jamais été proches. Mais nous, on était juste pareils. A la différence que tu as la joie que j’ai perdue. Tu n’étais pas née.

J’envie ta force. Mais je ne peux m’empêcher de me demander s’il n’y a pas encore la jeune enfant que j’ai vu il y a six ans. Est-ce qu’on devient vraiment plus indestructible en grandissant ? Ou peut-être simplement as-tu toujours été forte.
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MessageSujet: Re: Knock at my door and down my innocence. [Océane, juillet 1970]   Ven 31 Juil - 0:19

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Les entrainements étaient de plus en plus dur mais on était assez assidus et joueurs; rien de m'empêchait de dire qu'on avait toutes nos chances. Je tapais dans les mains de mes joueurs, j'aimais cette cohésion, j'aimais cette confiance que je pouvais lire dans leur yeux et ils savaient qu'après tout, que dans un match, capitaine ou pas capitaine, on était tous dans le même bateau. Je passais dans les vestiaires, laissant mes affaires dans mon casier, passant mes mains dans mes cheveux après les avoir trop longtemps attaché à raz le crâne, m'étant rhabillé dans mon uniforme, j'attrapais mon sac et sortit. Je savais que quelqu'un m'attendait, je n'avais pas à trainer comme je le faisais habituellement.

Je sortais des vestiaires, croisant la porte défoncée et devinais ce qui avait été l'objet de l'attaque. Cela ne m'avait pas interloqué, ça arrivait souvent surtout par des supporter enragé. Je croisais le regard du Professeur Malefoy, appuyé contre le bois pour me fixer, je n'étais plus déranger par cette affreuse habitude. Je l'avais déjà aperçu du haut de mon balais mais je ne pensais pas qu'il allait rester là à m'attendre. Nous étions en excellent terme, le voir me faisait toujours aussi plaisir et j'étais toujours heureuse d'échanger avec lui. Je m'approchais de lui, il était toujours aussi froid d'apparence mais après de nombreuses heures passés avec lui, je savais qu'il mourrait d'envie de retrouver son âme.

Il était sincère avec moi, il ne me manquait jamais de respect, il me prenait même pour l'adulte que personne voyait à cause de ma trop grande empathie. Je me souvenais de son arrivée il y a trois ans, sa froideur m'avait presque glacé les sangs mais le jour où je m'étais risquée à m'intéresser à ses cours, les choses avaient énormément changé. Il s'était même légèrement déridé puisque ma sincérité se respirait dans mon aura en permanence. Je camouflais mes erreurs et mes souffrances, avec Abel, c'était plus difficile. Même si on avait beaucoup de complicité, ça n'allait pas plus loin. L'estime qu'il avait pour moi était pour moi un cadeau, j'aimais juste m'en rendre compte à chacune de nos rencontres et de le lui rendre avec beaucoup de ferveur.

« Belle équipe. Vous avez peut-être une chance contre nous. » Mon rire résonnait, je me frayais un chemin entre les autres pour me retrouver complètement face à lui. « Il n'y a pas de doute là-dessus. Alors professeur, on vient récolter des infos pour informer l'équipe ennemie. Vous savez que c'est une pratique interdite et totalement injuste ? » rétorquais-je, blagueuse, ma voix remplit de bonne humeur. Je me demandais bien ce qui l'avait poussé à me rencontrer ici, après tout, on parlait plus souvent de la matière qu'il enseignait. Je pensais à une visite de courtoisie, peu banale de professeur à élève mais notre relation était pur, je le sentais.

« Tu vas bien ? » Il me fixait, un peu comme s'il me passait au rayon X afin d'y déceler une petite lueur changeante dans mon regard, la porte ouverte de mon âme. Il était puissant, j'étais encore une pauvre petite débutante face à lui mais lorsqu'on était tout les deux, il n'y avait aucune comparaison, on était d'égale à égale. « On ne peut mieux, je suis ravie de te voir. Quel bon vent t'amène ? » disais-je en t'invitant à aller marcher un peu. A force de rester sur mon balais, j'avais des fourmis dans les mollets et j'avais besoin de marcher : « ça ne te dérange pas qu'on marche un peu..? J'ai besoin de me dégourdir les jambes. »

Il y avait parfois ces moments d'absence que je pouvais lire dans son regard. Il était constamment entrain de sonder mon visage, de vouloir trouver quelque chose mais je n'avais rien à cacher, surtout pas à Abel Malefoy. Malgré son absence d'émotion, je savais qu'il était quelqu'un de fiable, j'irai même le considérer comme un mentor, un frère et même si nos familles n'étaient pas vraiment en bon terme, je ne m'en mêlais pas. Je faisais confiance en cet homme tout comme j'espérais en inspirer en lui.
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MessageSujet: Re: Knock at my door and down my innocence. [Océane, juillet 1970]   Dim 2 Aoû - 13:41

« Peut-être juste le plaisir de faire de l’espionnage sportif. »

Je suis heureux de te voir si pleine d’entrain. Tu sembles toujours la même quoiqu’il arrive. Tu sembles toujours au-dessus de l’ambiance moribonde qui nous accable. Tu sembles libre. L’es-tu vraiment ? J’aimerais le croire du fond du cœur. Ça me ferait une bien lointaine cousine dont je m’inquièterai moins. Mais je m’inquiète pour vous tous. C’est dangereux, à présent.

Je ne te réponds pas. Je suis ton mouvement et nous marchons côtes à côtes dans le parc. Je me fous bien des commérages de tes possibles admirateurs. Marcher avec toi repose l’esprit. Et c’est peut-être une illusion, mais il me semble que je suis prêt à sourire quand tu es là. Le vent souffle un coup sur nous. Ta queue de cheval s’emmêle et les nuages défilent dans le ciel. Tout le domaine respire d’une verdure puissante malgré notre nature humaine craintive. Tu sembles faire plus partie de ce vent et des grands arbres que de l’humanité des sorciers pétrifié par la peur et la haine profonde et centenaire. Y compris la mienne.

Je détourne les yeux de toi, et me force à regarder en face. J’ai une chance, celle de n’avoir jamais rien de particulier afficher sur le visage. Qu’importe ce dont nous parleront, personne ne pourra le lire sur ma face, et le vent l’emportera.


« Comment tes parents ont-ils vécu la réunion ? »

Je laisse un silence nous envahir alors que nous continuer à marcher dans l’herbe comme on marche dans une tempête de neige. Avancer devient difficile pour moi alors que je prends un souffle céleste de face. Mais je continue. Tu sembles toujours faire de même, tout au long de ta vie, comme moi. Mais toi tu arrives à garder le sourire. Est-ce par joie génuine ou par besoin de porter un masque ? Un masque mieux modelé que le mien ? Ton cœur m’est inconnu, mais il y a cette chose claire et pure entre nous que j’ai ressentie rarement dans ma vie. Un espace de paix et de calme. Un lieu tranquille pour nos deux âmes. Ou nous n’attendons rien l’un de l’autre que d’être heureux.

J’aimerais avoir cet espace de paix avec d’autres personnes que toi, à défaut de les aimer. Mais il semble qu’il faille quelques prédispositions pour cela.


« Et comment toi l’as-tu vécu ? »

Te sens-tu en paix avec moi ? Puis-je te remercier de ce que tu es alors que tu sors à peine de l’adolescence ? Puis-je te le faire comprendre sans amalgame, toi qui est encore plongé dans la recherche des passions et les rêves, puissants et violents, de relations durables mais fortes, qui défient l’éternité sans illusions ? Peux-tu comprendre, sans faire erreur dans ton jugement, la simplicité de ma reconnaissance ?

Je ne sais pas encore. Alors je t’épargne mes états d’âme. Et je t’offre simplement ce que tu m’offre en présence, par les seuls mots et gestes que je connais : la politesse, la courtoisie, la disponibilité.
J’ignore totalement si ça te fait autant de bien que tu m’en fais. J’ignore si tu en as besoin. Mais j’ai appris à parer à toutes éventualités. Et je ne suis peut-être pas bon avec les sentiments, avec le cœur des gens, je suis peut-être mauvais pour les lire… Mais j’essaierai.

Le vent souffle sur l’herbe. Le soleil descend, trace une ligne blanche incandescente sur l’horizon. Tout est la venue d’un soir calme. Poudlard et son domaine sont devenus un écrin, une bulle épargnée par le tumulte du monde de la Magie et des moldus. Je ne veux pas percer la bulle. Mais je ne suis pas un homme d’ici qui jette un œil sur le monde, mais bien un homme du monde fou qui regarde ici. Je subirai le monde, et j’espère de tout cœur que toi pas.
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MessageSujet: Re: Knock at my door and down my innocence. [Océane, juillet 1970]   Ven 7 Aoû - 0:39

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Je regardais les alentours de Poudlard, ces lieux que je parcourais depuis maintenant 9 ans ou presque. Je suis arrivée pleine de rêve et d'objectif irréalisable pour me rendre compte que la vie était tout autre. Je pensais à tout ce qui avait pu se passer ses derniers jours. Ce qui avait pu me contrarier, m'obnubiler ou encore reposer. Je le voyais, il était toujours entrain de réfléchir, constamment en combat contre lui-même mais j'aimais lire ses combats intérieur, son air impassible donnait beaucoup de fil à retordre pour beaucoup de monde mais peut-être que mon hyper-sensibilité, qui me donnait l'impression d'être une malediction, devenait bénéfique avec Abel. C'était ce qui me plaisait en sa présence et ce qui me permettait de me sentir bien mieux. Même si je souriais, même si je donnais le meilleur de moi même à chaque instant, je ne pouvais pas être de marbre sur les coups durs. Ailis en faisait partie, j'en avais mal au coeur rien que d'y penser. Heureusement, Abel détourna mon attention : « Peut-être juste le plaisir de faire de l’espionnage sportif. » D'un seul et même geste, je me tourna vers lui, leva un doigt de victoire en disant : « Je le savais ! Quelle honte professeur d'user de votre statut à des fins obscures et malhonnêtes ! Je suis totalement outrée ! » Je riais, ça faisait du bien et j'osais espérer, que malgré l'absence d'émotion impressionnante de son faciès, qu'il avait au moins envie de rire à ce que je venais de dire.
Il détourna son visage du mien et je repris une distance respectable pour ne pas envahir son espace personnel tout en continuant de notre chemin d'un seul et même pas. « Comment tes parents ont-ils vécu la réunion ? » Je restais muette, ce n'était pas forcément un bon souvenir sur cette réunion à Pré-Au-Lard et je n'y étais allée uniquement parce que mes parents y étaient et qu'Abel y avait eu un rôle principal. Je n'y aurai jamais mis les pieds ne supportant pas la plupart de ces pauvres andouilles, voulant absolument dominer le monde et terrasser de ce dernier, des pauvres vies innocentes. Je respirais l'air frais d'une soirée rafraîchissante qui s'annonçait calme et ouvrit la bouche. Je n'avais pas l'intention de mentir à Abel, je perdrais l'ami cher qui m'était devenu indispensable depuis quelques années déjà. Le professeur n'avait surement pas conscience de ça mais je savais que s'il demandait ma présence c'était aussi parce que je comptais un peu pour lui. Un lien stable et sans bavure tel qu'il n'existait pas depuis tellement longtemps. Un lien unique où le sexe et le temps perdu de prises de tête n'en faisait pas parti. Je pris une profonde respiration alors qu'il enchaînait « Et comment toi l’as-tu vécu ? » Je trouvais son regard, toujours aussi froid mais une ombre chaleureuse le voila surtout lorsqu'il posait ses yeux sur moi, j'avais l'impression de recevoir un cadeau unique de protection à toute épreuve de la vie. J’espérais tellement qu'on ne perde jamais cela : « Tu sais que je ne suis pas ce genre d'idéalisme. Mes parents ne sont pas non plus du genre à suivre le premier berger qui se présentera. Ils sont plus dans une une sorte de microcosme tu vois ? Je sais que je suis une sang pur parce que c'est comme ça qu'on me catégorise au sein de Poudlard...» 

Je me renfrognais : «Je t'avoue que j'ai totalement fait l'impasse du premier objectif de cette réunion. Le second étant pour moi de revoir mes parents et de pouvoir acceder à ta présence en dehors du château. Ton sens de l'organisation est impressionnante cela dit ! J'ai beaucoup aimé ce que tu en as fait ! »

Tandis que le vent frais du soir se propageait et emmêlait sans gêne mes cheveux, nous prenions la direction de Poudlard. Il avait prit l'habitude de me raccompagner jusqu'à la limite convenu de ma salle commune. Peut-être son rôle de cousin protecteur pris au sérieux, chose qui aurait pu être mal interprété mais qui ne m'atteignait pas du tout. « Cela dit, et pour être complètement honnête envers toi... Je ne me suis jamais sentie aussi peu à ma place de toute ma vie. Les retombés me font froid dans le dos... J'ai réellement peur de ce qui se prépare, Abel..» Je poussais un soupire en enserrant ma poitrine avec mes bras posés en croix, signe de mon mal être. Seulement, ça me faisait vraiment du bien de mettre des mots sur tout ça et au fond, je savais qu'il n'y avait qu'Abel pour réussir à me faire cracher le morceau. Un peu comme si il avait sentit ce couac dans mon esprit et qu'il était venu expressément pour m'en libérer. Cependant, j'aimais aussi qu'il partage son malheur pour une fois, qu'il n'hésite pas à m'en faire part. J'espérais tellement que ce jour vienne et à chacune de nos rencontres, qui durait parfois des heures, je priais pour que cela arrive. « Et toi, qu'en as-tu tiré comme conclusion ? Je veux dire, penses-tu que tout cela va un jour éclaté ? Je sais que ça nous pend au nez mais j'ose espérer qu'une bonne âme pensante, quelqu'un réussira à... tout remettre dans l'ordre.. » et je pensais fortement à ce que cette personne soit celle qui était à mes côtés en ce moment mais qui ne sera pas contre moi le jour où tout nous pétera à la figure...
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MessageSujet: Re: Knock at my door and down my innocence. [Océane, juillet 1970]   Sam 8 Aoû - 1:49

« Je te remercie de ta gentillesse. »

Pas une seconde je ne pense aux elfes de maisons que j’ai employés pour la tâche. Ça ne s’impose pas à mon esprit. Je ne suis pas façonné comme ça.

Quelque part, je n’étais même pas heureux que tu aies remarqué mes efforts pour tenir cette organisation. C’est normal, pour moi. Combien même les imprévus et les conditions étaient exceptionnellement handicapants, ça m’a paru naturel de tout faire pour combler le gouffre entre les habitudes de nos familles et cette réunion qui respirait la prise d’otage.

Tu me raconte calmement, en continuant à sourire. Un sourire un peu plus nuancé, mais pas plus terne. Tu es bien plus expressive, et bien moins gardée que ne le prétendent tes sourires. Ta voix est l’entier contraire de ton visage serein. De loin, sur les pavés de pierres de Poudlard, dans les couloirs baignés d’une lumière tardive, en gravissant côtes à côtes les escaliers, nous sommes deux figures de sérénités. Mais je l’entends, trop honnête, trop sincère. Ce besoin de croire que tout ça ne va pas se passer comme il est inévitable que ça arrive.

Tu as peur. Au moins autant que moi. Et mon armure à moi est simplement plus solide que la tienne.

Ou peut-être que je n’ai pas assez de courage, ou même de conscience, pour avoir la force de me battre comme toi tu le ferras. Je suis de leur côté, envers et contre tout. J’aimerais te rester fidèle, rester fidèle à ta sincère pureté qui éblouie. Mais je suis soumis, avant tout, avant les sorciers, avant les sang-purs, à ma famille.

Au Nom des Malefoy.

Ce que tu me pose comme question, c’est une bouteille à la mer. Et je crains que même alors que l’Océan ne subit pas encore la tempête qui vient au loin, je n’ai pas le courage de tendre le bras et d’aller la chercher.

Parce que je ne sais pas nager.

Ou parce que je suis un lâche.


« Je te présentes mes excuses les plus sincères. Je ne pensais pas que la confusion était telle. Ou qu’on avait si peur. »

La nuit tombe. Sur nos jours et sur nos vies. Les élèves d’aujourd’hui grandissent un jour de pluie. Ils vont enfin connaître les tempêtes qui jusqu’ici avaient été gardé en notre sein. Désormais le monde entier craignait un nom qu’il n’osait plus prononcer. Désormais les idées étaient salies. Désormais tout était plus simple. Le monde était un jeu d’échec. D’un côté les blancs, et de l’autre les Noirs. Mais de pièces, il n’y a que des Fous.

« Je pensais réellement que les familles auraient pu se résonner entre elles. J’ai même invité la famille Lynch. Je ne me suis pas rendu compte de la nature et de l’amplitude du problème. Je pensais qu’Absynthe était confuse. Toutes les familles le sont. »

Mes pas suivent le tiens, et pourtant ralentissent.

« La mienne aussi. »

Et je ne veux pas l’en empêcher. Peut-être que c’est le meilleur moyen pour que les choses changent pour nous. Rapide et radical. Un homme qui veut briser le secret, et rallie dans ses rangs tous ceux qui n’aurons pas la force de s’opposer à lui. Peut-être…

« C’est aussi l’Ordre des choses. »

Il y a tant de marche à gravir avant d’atteindre la tour.

Il y a tant de chose que je regrette de ne pas avoir dite. Et tant de chose qui m’angoissent.


« Je n’aurais sans doute pas du attiser les tensions en invitant les familles qui ne s’entendaient pas. Je pensais apaiser nos tensions, j’ai l’impression de les avoir exacerbées. J’aurais dû faire autrement. »

Maintenir ce cirque annuel de bonne volonté alors que personne ne l’est plus. Les marches. Toutes des marches. De moins en moins d’élèves. La lumière disparait. Y a-t-il une lune dehors ?

« Les gens veulent leur propre bien avant tout. Ils feront les bons choix. Ne t’angoisse pas. C’est simplement des questions qui se posent et qui prennent du temps à être résolue. »

Une fenêtre de pierre s’ouvre sur un lointain horizon sans lumière. La nuit a recouvert Poudlard et son domaine. Le monde me semble minuscule et rassurant. Je n’ai aucun sourire, et peut-être y a-t-il de l’inquiétude sur mon visage. Mais ma voix est douce. Assurée et maîtrisée. Je te regarde dans la pénombre. Crois en moi s’il te plait.

Si tu crois en cela, il y a peut-être une chance pour  que tout ne s’effondre pas.


« Je veux que toi et les tiens vous sentiez à votre place. Nous avons tous des différentes, il faut simplement en parler. »

Nous continuons la route. L’ascension est un peu longue, mais elle semble figer le temps et l’espace dans une petite boîte à musique. Et j’adore ça. Tant que j’écoute la petite musique du temps immobile, le reste du monde devient moins réel. Les tensions familiales. Les obligations. Les rattachements d’idées. Les crimes. La vague de panique au Magemagnot.

« Ma famille, pour la grande part, aime l’idée d’être importante. Ce n’est pas une nouveauté. Lorsque la théorie des Sang est apparue, ils ont nié avoir eu des mariages avec des moldus ou même des sang-mêlés. Simplement étudier un peu notre histoire m’a fait me rendre compte que c’était faux. Mais ma famille s’y complait, et je ne lui en veux pas. SI ça peut les rassurer. »

Ma voix est comme une note basse, nos pas un battement régulier. Les murs craquent doucement et lentement sans l’aide d’un poltergeist. La nuit promet d’être tranquille. Si l’air est lourd ce soir, demain je prendrai un parapluie.

« Je suis politiquement aligné. Contre le Code secret international. J’ai l’impression qu’on s’est tous mis en cage. L’obligation de rester invisible dès qu’on sort de nos foyers est non seulement pesante, mais humiliante. Surtout au regard de notre histoire. C’est comme avoir battu en retraite et perdre, sans que ceux qui ont tenté de tous nous tuer ne se rendent jamais compte qu’ils ont gagné, et nous ont détruits. »

Cette nuit, si je fais des cauchemars, je travaillerai pour le ministère. Tout sera calme et sans un bruit. Mais quand je te parle, tout devient si simple que je pourrais m’endormir.

« Mais d’où qu’ils viennent, les Sorciers sont tous des Sorciers, et ils sont tous héritiers de notre histoire. Ils subissent le secret quel que soit leur naissance. En cela je pense être légèrement différent de ma famille. Elle cherche sa gloire, pas celle du Monde de la Magie. Et je comprends pourquoi. »

Pour le nom. Pour nos enfants. Pour l’exemple. Participer à de grandes choses, mettre en marche et devenir Gloire. Être l’exemple pour que chaque enfant qui porte notre nom ressente la médiocrité comme un échec personnel. En cela je pardonnerai toujours les miens, car leurs choix ne sont pas les mauvais.

Quoi que qui que ce soit ait à en dire.


« Le vis-tu bien ? D’être un oiseau en cage. Que tout ce qui te compose doive être caché comme une honte alors que nous faisions avancer l’humanité. Je n’en parle pas avec vous, parce que vous êtes un peu jeune pour la politique. Pur vous tout ce qui est actuellement doit-être normal. Vous n’avez sans doute pas envie que ça change. Surtout pas sous cette forme. »

La forme de la haine.
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MessageSujet: Re: Knock at my door and down my innocence. [Océane, juillet 1970]   

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Knock at my door and down my innocence. [Océane, juillet 1970]

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