Bienvenue sur Parselmouth !
Le forum a ouvert ses portes le 23/02/2015.
Les sang-pur inventés sont fermés pour le moment. Merci de privilégier les nés-moldus et les sang-mêlés.
Merci de privilégier les Poufsouffle et les Serdaigle.

Partagez | 
 

 (ashlera) i'm fine

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
élève ⁂
avatar


élève ⁂

points à ma maison et j'ai rendu : 56 devoirs depuis ma répartition, le : 04/07/2015


MessageSujet: (ashlera) i'm fine   Lun 10 Aoû - 2:36

Anastasia ne bougeait plus. Assise dans un coin de la pièce, sur le sol froid et humide des cachots, elle observait la porte avec une crainte non dissimulée. Allait-elle revenir ? Son cœur se serra à cette idée tandis qu’elle était prise d’une étrange nausée. Elle avait peur. Elle était effrayée. Non pas par Electra Black. Mais par ce qu’elle la faisait devenir en sa présence. Elle avait une fois de plus perdu le contrôle. La jeune Bulgare aurait été capable de la tuer, de se débarrasser d’elle. Pourtant, elle ne l’avait pas fait. Ses pensées s’étaient égarées vers sa meilleure-amie et sa colère s’était envolée… laissant place à sa fragilité naturelle. La sang-pur, poussée par sa lâcheté légendaire, en avait donc profité. La Serdaigle ferma les yeux, retenant ses larmes. Elle devait se lever, elle devait sortir de cette pièce avant de s’étouffer. Son corps refusait de bouger. Son cerveau avait cessé de fonctionner. La jeune femme glissa doucement une main dans son cou, touchant la morsure qui lui arracha un gémissement. J’espère que cette chienne ne m’a pas donné la rage. Pensa-t-elle, d’abord surprise par ses pensées puis, finalement, elle éclata de rire. C’était un rire nerveux. Elle n’avait absolument pas la tête à s’amuser. A vrai dire, elle voulait simplement rentrer à sa salle commune et oublier cette histoire, faire comme si il ne s’était rien passé. S'aidant du mur, la jeune Serdaigle se releva avec difficulté. Elle lui avait probablement déplacé l’épaule. Pourtant, la jeune femme se refusait à aller à l’infirmerie, de peur que l’on lui pose des questions. Elle soupira avant de se diriger vers la porte de la salle, la poussant doucement, de peur de te faire un peu plus mal. Anastasia avait ramassé sa baguette un peu après le départ de la blonde.  Son cœur battait de façon si irrégulière qu’elle eut l’impression de faire une crise cardiaque. Le couloir dans lequel se trouvait la jeune femme était mal éclairé, humide et une odeur malodorante y régnait. Tout ce que voulait la jeune Bulgare, c’était monter les quelques étages qui la séparait de son dortoir puis s’allonger sur son lit pour souffrir en silence. Le couloir était désertique. La Serdaigle fit quelques pas avant de s’arrêter et de prend appui sur le mur pour vomir. Elle n’arrivait pas à contrôler son corps, elle n’arrivait pas à contrôler ses pensées. Elle n’arrivait plus à contrôler quoi que ce soit. Comme si Electra lui avait jeté un sort. En vérité, le seul sort qui avait été lancé par la verte avait été déjoué très rapidement par la Bulgare. C’était un peu avant qu’elle s’écroule devant son ennemie. Putain. Fit-elle, prête à vomir à nouveau tant la peur lui lacérait le ventre. Elle n’avait pas peur d’Electra Black. Elle avait simplement peur d’elle-même.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
élève ⁂
avatar


élève ⁂

points à ma maison et j'ai rendu : 108 devoirs depuis ma répartition, le : 15/07/2015


MessageSujet: Re: (ashlera) i'm fine   Lun 10 Aoû - 22:37



Ashlera ♦ “We’ve got a vicious love, we mix our tears with blood”.

La solitude. C'était devenu le maitre mot qui dirigeait ma vie. Je ne pouvais plus cotoyer mes semblables. Semblables? L'étaient-ils encore réellement? J'avais changé, ma vie entière, mon organisme, ma mentalité avait changé. Je ne voyais plus les autres comme de simples êtres humains. Il y avait en moi cette bête féroce qui, par moment, reprenait le dessus sur le reste d'humanité qui pouvait me rester, et alors là, je ne pouvais qu'assister impuissante aux besoins de mon corps. Les élèves de l'école devenaient mes proies. Le plus souvent j'usais immédiatement d'un sort d'amnésie très léger pour leur faire oublier ce petit incident. Dumbledore et le corps enseignant m'avait à l'oeil, personne ne désirait un accident et moi la première, plus d'une fois au début, j'avais manqué de vider des innocents de leur sang, prise de frénésie. Par chance, le directeur était toujours très attentif et j'avais je n'avais commis l'irréparable. Il agissait avec moi, avec une douceur infinie. En sa présence, je n'avais pas l'impression d'être un monstre, et il me le répétait sans cesse. Avec le temps j'arriverai mieux à me contrôler. Cela fait presque un an que j'ai été transformé par cette créature dans la forêt en bulgarie, pourtant j'ai toujours énormément de mal à me canalyser. Je n'ai certes plus envie de sauter sur tout ce qui bouge -sauf lorsque j'ai très soif- mais je n'arrive pas à me contrôler autant que je le voudrais. Dumbledore m'a expliqué que la vie d'un vampire était très longue, et que la maturité vampirique, soit le contrôle de soit même ne pouvait qu'arriver qu'avec la patience et le travail, il a l'air de bien connaitre son sujet.

Quoi qu'il en soit aujourd'hui, j'ai les sens en feu. Je viens de rentrer de ma rencontre avec Hannan et je regrette d'y être allée. J'ai l'impression que lorsque je ressens trop d'émotions à la fois, ma soif s'intensifie. C'est pour cette raison que j'évite tous mes amis depuis bientôt un an, de un je ne veux pas être repoussée s'ils venaient à apprendre la vérité, et de deux je n'ai pas envie de leur faire du mal, ou pire... Je décide donc de rentrer à la salle commune pour m'isoler dans mon dortoir, si j'ai la paix, je pouvais me calmer momentanément avec une des sucettes au sang que j'ai acheté à Honeydukes. Je rentrais donc, descendant jusqu'aux cachots. L'obscurité ne me genait pas, au contraire c'était devenu mon élément, je voyais mieux qu'autrefois dans le noir. Soudain j'entend un bruit dans un recoin. Je fronce les sourcils, quelqu'un est malade. L'odeur qui me vient aux narines suffit à me couper la soif, c'est peut être une chance pour cette personne. Je m'avance, voulant m'assurer que celle ci va bien pour finalement reconnaitre ma meilleure amie. Ou ex meilleure amie? Je ne sais plus, cela me parait une éternité que l'on a pas réellement parlé... Je sors ma baguette pour l'agiter en direction du sol, nettoyant les traces qu'elle venait d'y laisser, j'attrape doucement ses doigts. Mon coeur s'agite, depuis combien de temps je ne l'ai pas touché?

« Lera? Tu veux que je t'emmene à l'infirmerie? »

Mais alors que l'odeur disparait, une autre se présente à mes narines et quand mes prunelles aperçoive le filet de sang qui coule le long de son visage, je me raidis. Pourtant mes muscles eux se préparent comme jamais, je peux déjà sentir l'adrénaline couler dans tous mon corps, près à chasser si besoin est. Je sers mes poings, je sens presque mon coeur battre dans mes canines qui n'ont qu'une envie, se planter dans la peau de son cou. Mon regard se fait froid alors que je recule, mais chaque pas intensifie la soif qui s'empare de moi.

« Dégage. Sérieusement dégage, vite. »
©clever love.


It takes my soul
My father told me once I was a princess. The dress is falling. And now the only thing we can do is nothing. I'm burning honey. There's evil in my heart, and it wants out to play.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
élève ⁂
avatar


élève ⁂

points à ma maison et j'ai rendu : 56 devoirs depuis ma répartition, le : 04/07/2015


MessageSujet: Re: (ashlera) i'm fine   Mar 11 Aoû - 22:32

J’étais seule. Je l’avais toujours été. La solitude était ma meilleure-amie, toujours là me surveiller. Toujours là s’assurer que jamais je ne trouverais mieux qu’elle. Et peut-être avait-elle raison. Peut-être ne méritais-je pas mieux que la solitude. Et pourtant, mes pensées s’égarèrent vers Ashley. La belle Londubat qui avait séduit mon cœur meurtrit bien des années auparavant. L’aimer était probablement la plus belle chose qui soit. Mais également la plus douloureuse. Elle cachait quelque chose et nous n’avions pas parlé depuis plusieurs mois maintenant. Elle m’évitait. Comme elle évitait ses autres amis. J’avais l’impression de ne plus compter à ses yeux. J’en venais presque à regretter toutes ces choses que je n’avais jamais su lui dire, par peur de me faire rejeter. Je me laisser couler. Elle n’était plus là pour m’aider à respirer, elle n’était plus là pour me ramener sur la berge. Sans elle, je n’étais plus que l’ombre de moi-même. Et je haïssais l’idée de la perdre. Mais que pouvais-je y faire ? Elle se détachait de moi et devenait l’ombre de celle que j’avais toujours connu. Pourquoi agissait-elle de cette façon ? Pourquoi agissait-elle comme si je n’avais jamais existé ? C’était bien trop douloureux et je ne pouvais plus en supporter d’avantage.
Et je me retrouvais là, me tenant à la paroi des cachots, du sang coulant le long de mon visage. Mais si ce n’était que ça. J’avais le cœur brisé. Brisé par mes peurs. Brisé par mes doutes. Brisé par ce que je ressentais. Brisé par tout ce qui faisait de moi ce que j’étais. J’avais besoin d’elle. J’avais toujours eu besoin d’elle. Et pourtant, elle n’était plus là. Elle avait réussi à m’aider. Elle m’avait sorti des ténèbres dans lesquels je m’étais enfoncée sans même m’en rendre compte. Elle m’avait appris à vivre une vie que j’avais toujours pensé ne pas mériter. Elle m’avait montré les bons côtés, m’apprenant que les mauvais étaient souvent moins présents. Elle m’avait appris ce qu’était le bonheur. Et puis, elle m’avait tout reprit sans même se poser de questions. Elle m’avait brisé un peu plus après avoir recollé mon cœur brisé en mille et un morceaux. Ashley n’était pas égoïste. J’étais la seule de nous deux à l’être. Je me refusais à penser qu’elle pouvait avoir de bonnes raisons de me haïr à ce point. Peut-être étais-je une personne horrible. La pire meilleure-amie qui soit. Et peut-être ne l’avais-je jamais remarqué, trop égocentrique pour voir le mal que je faisais.
Alors, lorsque j’entendis sa voix, mon cœur fit un bond. Un bond de dix mètres en avant puis cinquante mètres en arrière. Elle était là, elle s’était précipitée. Peut-être avait-elle eu peur pour moi, l’espace d’un instant. Peut-être tenait-elle encore moi, ne serait-ce qu’un peu. Mes yeux déjà embués par les larmes se laissèrent submergés par ces dernières lorsqu’elle arriva près de moi. Sur son visage, je pouvais lire l’inquiétude, l’incompréhension, la tristesse. Mais quelque chose avait changé en elle. Quelque chose que je ne comprenais pas encore. Ou que je refusais de comprendre.
« Lera ? »  Sa voix me fit l’effet d’une bombe. « Tu veux que je t’emmène à l’infirmerie ? »
Mon regard se plongea dans le sien et je pleurais d’avantage. Elle était là. Etait-ce un rêve ou bien était-ce un cauchemar ? Je n’en savais rien. Son regard devint alors froid et je sentis mon cœur se briser sous la glace. Pourquoi ? Pourquoi agissait-elle ainsi ?
« Dégage. Sérieusement, dégage vite. »
Je haussais un sourcil. Pourquoi ? Pourquoi ? J’étais perdue. Je ne savais plus quoi faire. Je peinais à aligner deux pas sans manquer de tomber. Continuant de me tenir au mur, je m’approchais d’elle. Bientôt, elle se retrouva coincée contre une porte et je soupirais. J’essuyais le sang coulant de ma tempe avant de finalement me laisser tomber contre elle, la serrant dans mes bras. J’avais tant de choses à lui dire mais je n’y parvenais pas. Alors, je me contentais de signer un instant, m’assurant de capter son regard.
« Ne me laisse plus seul, s’il te plaît. J’ai peur. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
élève ⁂
avatar


élève ⁂

points à ma maison et j'ai rendu : 108 devoirs depuis ma répartition, le : 15/07/2015


MessageSujet: Re: (ashlera) i'm fine   Jeu 21 Jan - 1:34



Ashlera ♦ “We’ve got a vicious love, we mix our tears with blood”.

Comment faisais-je pour arpenter ses couloirs, pour vivre et respirer ? Vivais-je réellement ? Il y a tant de légendes moldues qui prétendent que les vampires sont des morts vivants, des êtres de la nuit. C’est faux. Totalement faux. Mon mal s’apparente plus à une malédiction qu’à un vol de vie. En revanche, la vie, je peux la voler. A Lera, à n’importe quel innocent qui s’approche trop près de moi dans ce genre d’instant, dans le genre de moment où mes sentiments deviennent ingérables. C’est dans ces moment-là que je suis la plus dangereuse. Vampiriquement parlant (tout comme sexuellement d’ailleurs), je suis vierge. J’entends par là que j’ai, depuis un an, résisté autant que je le pouvais à mes pulsions de sang. Le corps enseignant se débrouille toujours pour me donner du sang quand j’en ressens le besoin. J’ai déjà du mal à me contrôler, mais là, l’odeur du sang de Lera, je sens que ma raison s’envole, que toute mon humanité est en train de s’effacer. Je sens le monstre, l’animal qui prend le dessus, qui m’écrase. Mes prunelles se dilatent, je commence à ne plus réussir à penser par moi-même. J’essaye de me battre, de le repousser, mais il est beaucoup trop fort pour ma volonté seule.

Face à moi, l’image de Lera, de ma meilleure amie, de la jolie slave qui fait fondre mon cœur s’efface de plus en plus. Je ne vois bientôt plus qu’une proie. Mais la jolie serdaigle ne voit rien de tout ça. Je me bats comme je peux contre moi tandis qu’elle me coince peu à peu contre une porte, sa plus grossière erreur. Elle me serre contre elle et ma lutte est telle que je me mets à trembler, sentant même les gouttes de sueur couler le long de ma peau et les larmes me bruler les yeux. Jamais je n’ai eu à me retenir de la sorte. Ca en est douloureux, j’ai l’impression de me poignarder moi-même. Je finis par lâcher un râle. L’odeur de sang. Il n’y avait plus que ça maintenant. La soif qui brulait ma gorge et qui allait finir par guider mes actes à quelque chose d’atroce. Non pas si je mets mon dernier effort dans mon absolution. Je repousse violemment la jolie bleue, sans dire un mot, sans lui adresser un regard, je me mets à courir, vite, loin. Je dois trouver un professeur et vite, ou foncer à l’infirmerie, l’infirmière comprendra aussitôt qu’elle me verra, je sais qu’elle a un stock pour moi. Vu comment mon odorat était stimulé, je pourrais trouver les poches de sang sans son aide.

©clever love.


It takes my soul
My father told me once I was a princess. The dress is falling. And now the only thing we can do is nothing. I'm burning honey. There's evil in my heart, and it wants out to play.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: (ashlera) i'm fine   

Revenir en haut Aller en bas
 

(ashlera) i'm fine

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Tarte fine abricots/frangipane
» Caaat powaaaaaaaa! /ZBAF/ Prèz' de Fine Patte :
» Fine fleur et fine lame, un détonnant mélange !
» {fini} I've been doing just fine - Kiran ft. Haileen
» everything will be fine ▲ GEMVEN

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Parselmouth :: Poudlard intérieur :: Sous-sol et cachots-