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 (nathanaël & ashleigh) and all my friends are enemies

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points à ma maison et j'ai rendu : 398 devoirs depuis ma répartition, le : 03/01/2015


MessageSujet: (nathanaël & ashleigh) and all my friends are enemies   Sam 28 Fév - 16:44

Un soupir s’échappa d’entre mes fines lèvres. Je me sentais idiote. A vrai dire, c’était pire que ça. Assise dans les escaliers du grand hall, j’observais les élèves passer. J’avais séché mon cours de potion, sans même m’en rendre vraiment compte. J’avais simplement oublié l’heure qu’il était. Et désormais, il était dix-huit heures. Les élèves commençaient à se masser dans la grande salle, dans l’espoir de pouvoir manger avant l’heure même du dîner. Mais à moins d’être un Poufsouffle, il est rare de parvenir à obtenir quelque chose d’un elfe de maison. Charlie passa devant moi et je l’observais du coin de l’œil, pensant qu’elle allait me faire une quelconque remarque. Elle se contenta simplement de poser ses yeux d’un bleu océan sur mon visage meurtri par ces larmes que je retenais depuis trois mois maintenant. Elle soupira, haussa les épaules et se dirigea vers la grande salle. Je baissais la tête, à la fois vexée et la main douloureuse à force d’avoir serré la bandoulière de mon sac tout le temps où son regard avait croisé le mien. Mon cœur brisé battait la chamade. Je l’aimais. Je l’aimais tellement. Je l’aimais probablement trop. Et c’était douloureux. Putain de douloureux.
Je n’avais jamais souffert ainsi. Le décès de ma mère, le rejet que je m’obstinais à faire subir à Charlie. Heureusement, j’avais Nola. Nola était ma cousine. Mais elle était devenue bien plus que cela au fil des mois. Alors que j’avais perdu ma mère et que Charlie avait perdu sa marraine, Nola avait perdu sa tante. Mais au contraire de Charlie à qui j’en voulais de faire cela, elle ne crachait pas sa douleur à mon visage. Elle se contentait simplement de prendre ce ton compatissant qui me faisait à la fois souffrir et sourire. Elle était étrange, trop studieuse, trop intelligente, trop romantique et nunuche. Et pourtant, je l’appréciais vraiment. Elle était une amie, une amie proche, en plus d’être l’une des membres de ma famille si brisée. Elle me comprenait mais elle le faisait avec tact, avec subtilité, au contraire de cette idiote de blonde qui passait son temps à m’insulter et à me rabaisser plus bas que terre. Après tout, c’était ainsi que les choses fonctionnaient entre nous. Dispute, réconciliation. Mais étrangement, cette fois-ci, j’avais refusé de me réconcilier avec elle. J’avais simplement laissé tomber, préférant tout arrêter pour ne plus souffrir à nouveau. Avec le décès de ma mère, j’avais tout abandonné, par peur d’avoir le cœur brisé une fois de plus. Charlie ne l’avait pas compris.
Charlie ne comprenait jamais rien. Charlie montait sur ses grands chevaux. Charlie n’avait jamais vraiment eu de tact ou de subtilité et voilà pourquoi elle préférait croire que je la rejetais plutôt que de comprendre les vrais raisons de ce rejet : elle me faisait me souvenir de ces temps heureux où sourire n’était pas un calvaire, où je pouvais rire sans me forcer. Sans avoir l’air d’une idiote. Elle était une abrutie finie et moi j’étais bien pire. Je rejetais la seule personne qui avait toujours cru en moi, pour des convictions abrutissantes. Mais je n’y pouvais rien. La douleur parlait à ma place et seul Merlin savait à quel point cette douleur pouvait me rendre folle. Je m’étais transformée en une véritable pierre. Plus rien ne semblait m’atteindre alors qu’en réalité, tout me faisait souffrir. J’appelais à l’aide mais les seuls mots qui sortaient de ma bouche étaient déplaisants à attendre pour mon entourage. Si j’étais une idiote, alors qu’était Charlie ? Bien pire que cela. Elle répondait à mes insultes par d’autres insultes et le cercle vicieux ne faisait que se refermer autour de notre frêle amitié que je chérissais pourtant bien plus que ma propre vie.
Finalement, je sortais de mes pensées, posant mon regard sur la multitude d’élèves qui passaient devant moi. Et lorsque je reconnus cet idiot de Poufsouffle à qui j’avais fait l’une de mes blagues les plus mémorables, un sourire mesquin s’esquissa le long de mes fines lèvres. Je me sentais presque revivre. Je me levais, m’approchant de lui, le saisissant par le bras pour l’emmener un peu plus loin de cette foule trop condensée pour pouvoir parler librement.
« Savon sauteur ! » M’écriais-je, peut-être trop heureuse de le revoir. « Comment vas-tu ? Tu t’es remis de tes émotions, depuis le mois passé ? »
Et ce sourire mesquin qui s’était esquissé le long de mes lèvres n’étaient que le résultat d’un lourd fardeau que je portais depuis trop longtemps. Un sourire pour une peine caché.


house on a hill
somewhere in the end we're all insane ✻ somewhere in the end of all this hate, there's a light ahead that shines into this grave that's in the end of all this pain. in the night ahead there's a light upon this house on a hill. the living, living still. their intention is to kill and they will but the children are doing fine, i think about them all the time until they drink the wine and they will.
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