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  (tessena) maybe someday but not tonight

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MessageSujet: (tessena) maybe someday but not tonight   Mar 16 Juin - 15:25

Il m’arrivait souvent de penser à elle. Il m’arrivait souvent de penser à celle qui avait changé ma vie, sans vraiment s’en rendre compte, sans vraiment le vouloir. Durant de nombreuses années, elle avait été tout. Et désormais, je devais m’efforcer de ne plus la considérer. Comme si elle n’était rien. C’était un exercice difficile dont j’aurais aimé réchapper. Mais les instructions avaient été simples. Les instructions avaient été fermes. Elle n’avait jamais existé, pas même dans nos esprits dérangés d’adolescents idiots. Ou peut-être n’avait-elle été qu’une brève lumière dans un tunnel obscur. Elle n’avait jamais existé. Alors pourquoi, pourquoi sa voix résonnait-elle dans mes pensées ? Alors que j’essayais de l’effacer de ma réalité, les regrets m’envahissaient. Je ne pouvais retirer mes mots. Je ne pouvais oublier mes promesses, simplement pour un idéal de vie qui n’existait pas. Qui n’existait plus. Hélios et moi-même avions été éduqués pour ne jamais rien ressentir. Mais lorsque ces sentiments dont je ne voulais rien savoir m’envahissaient, je me sentais démunie. Je me sentais faible, me décevant moi-même. Elle me manquait, c’était indéniable. Et je m’en voulais de ressentir une pareille chose. Je parlais aux ombres comme si elles étaient mes seules amies.
Tante Eileen. Parfois, son sourire me revenait en tête et je ne pouvais m’empêcher de le contempler quelques instants. Elle avait toujours semblé si droite, si fière de ses origines, si juste. Mais il n’en avait jamais rien été. Elle nous avait trompés. Pourquoi briser ses idéaux pour un sentiment aussi futile que l’amour ? Je ne l’avais jamais compris et une part de moi refusait d’un jour connaître cela. Je refusai de devenir faible à mon tour, abandonner ce qui comptait le plus à mes yeux pour quelque chose de nouveau et d’éphémère. Pourtant et malgré la haine que je lui vouais, je ne pouvais m’empêcher de penser à celle qui avait marqué mon enfance. A celle dont le décès m’avait arraché mes espoirs et mes rêves. J’avais tant de choses à lui dire mais elle ne pouvait plus m’entendre désormais. La vie et la mort nous séparaient. Et que pouvait-on y faire ? Rien. C’était probablement pour cette raison que l’on se devait de l’oublier. Elle avait commis une erreur. Une erreur qui lui avait été fatale. Une erreur que, pas même père, n’avait pu réparer. Et désormais, nous devions ramasser les pots cassés, nous coupant, saignant de son absence.
J’avais tant de choses à lui dire, tant de questions à lui poser. Pourquoi avait-elle fait cela ? Pourquoi avait-elle gâché toutes ces années d’enseignement, pour un moldu qu’elle connaissait à peine. Cela remontait à des années, à nos enfances dérangées et pourtant, je ne pouvais m’empêcher d’y penser. Je parlais aux ombres comme si elle était l’une d’entre elles. Elle n’était plus là et pourtant, les regrets résonnaient dans mes pensées noyées par les mots de père. Alors, je faisais comme si de rien n’était. Il m’arrivait d’ignorer les avertissements et de me laisser bercer par sa douce voix qui parfois ressemblait à une berceuse. Je devais être forte, voilà ce que l’on m’avait toujours dit. Je devais être une Prince, relever la tête haut et ne plus jamais la baisser, pas même face à un démon. Mais que devais-je faire face aux fantômes de mon passé ? Les combattre sans me soucier des souvenirs qu’ils pouvaient m’apporter. Je haussais les épaules, mes yeux s’égarant un instant sur Hélios. Il avait cet air princier qu’il ne quittait jamais. Un léger sourire s’esquissa le long de mes lèvres alors que je me levais du siège sur lequel je m’étais assis. Je glissais ma main sur l’épaule de mon jumeau.
« Je dois aller faire ma ronde. » Annoncé-je d’une voix froide, sans émotions. Il acquiesça, me lançant un regard inquisiteur. « Avec Harper. » Soupiré-je. Il retint un léger moqueur et je le frappais sans douceur. « Tais-toi. »
Il me lança un regard emplit de mépris et je lui rendis avant de sortir de la salle commune, lui adressant un sourire. Harper et moi devions nous retrouver dans le parc pour commencer notre ronde. Pourquoi avait-il fallu que je sois avec elle ? Pour que l’on tisse des liens ? Je préférais rester loin d’être par peur d’attraper une quelconque maladie. Fichue sang-de-bourbe. Pourquoi devait-elle exister ? Sa présence m’insupportait. Son existence ne me faisait que la haïr un peu plus. Elle était de cette race que je ne pouvais tolérer. Cette race dont père nous avait fait jurer de ne jamais nous approcher. Et sans cette fichue ronde, jamais je n’aurais eu à la supporter toute une soirée. Elle et moi, nous n’avions jamais été amies. Pas l’ombre d’une seconde je l’avais apprécié. Je sortais du château, parcourant le parc à la recherche de la Poufsouffle. L’apercevant de loin, je me dirigeais vers elle, tentant de garder mon air impassible, cachant le dégoût. Je me raclais la gorge pour lui indiquer ma présence. Hors de question de la toucher, de lui tapoter l’épaule. Je la vis sursauter et je retins un sourire moquer.
« Ce n’est que moi, Harper. » Lâché-je froidement. « Mais il est bon de savoir que je t’effraie. » Un sourire mesquin se dessina sur mes fines lèvres. « Il n’est jamais bon de tourner le dos au danger, tu devrais pourtant le savoir. » Je croisais les bras. Le simple fait d’être en sa présence me donnait des haut-le-cœur.  Ce dernier battait la chamade. « Peut-être arriverais-je à te perdre dans le parc, en compagnie des créatures qui y rôdent, avant la fin de la ronde. »
C’était plus fort que moi. En sa compagnie, la haine et la rancœur ressortaient. Sa présence m’insupportait et ce parfum au miel et au muguet qu’elle portait ne faisait qu’accentuer mon envie de vomir. Pourquoi, pourquoi devais-je être coincée avec elle pour cette fichue ronde ? Qui était assez stupide pour s’aventurer dans le parc en pleine nuit ? Probablement un Poufsouffle à la recherche de quoi se sustenter. Je la haïssais tant.



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MessageSujet: Re: (tessena) maybe someday but not tonight   Mer 17 Juin - 0:32



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Je glissais la main dans mes cheveux, soupirant longuement. Tournicoti tournait autour de moi dans la salle commune alors que je finissais par l’attraper pour sourire, amusée, le recadrant tendrement alors qu’il finissait par se calmer en se lovant dans mon cou, profitant de ma chaleur corporel. J’adorais ma chouette, et sa petite taille et bouille de bébé me faisait craquer. Enfin moi et tous mes camarades. Je pouvais l’entendre roucouler doucement contre ma peau à mesure que ses yeux se fermer et parfois il était une meilleure source de consolation que mes amis.  Je finis par déposer un baiser sur ses plumes avant de le déposer dans son petit nid sur une table. Je savais que tous les autres élèves viendraient réclamer leurs câlins pendant mon absence. Je sortais de la salle commune, me dirigeant vers l’entrée de l’école, traversant les cachots, agrippant ma baguette, pas très rassurée de m’aventurer dans ceux-ci à une heure si tardive. Je me détendais finalement en arrivant à l’entrée de l’énorme porte qui menait au parc. Je soupirais en les poussant, je devais retrouver Alhena Prince, et j’ignorais si j’étais ravie ou dépitée. Cette dernière passait son temps à me faire des coups bas et malgré ça, j’arrivais à me sentir bien à ses côtés, je ne l’expliquais pas. Son charisme, peut-être, car même si elle était plus détestable que le reste de cette école.

J’attendais non loin de là donc, à la lumière de la lune, serrant les bras sous ma poitrine. L’air est frais pour cette nuit d’été, c’est rafraichissant, ça m’aide à rester éveiller au moins. Je soupire, commençant à m’impatienter, j’ai l’impression que la serpentarde aime se faire attendre, elle me rend folle à se prendre pour une diva. Malgré tout je suis nerveuse, je ne sais jamais si je vais passer un mauvais moment avec elle ou non. Finalement j’entends quelque chose derrière moi et je sursaute comme jamais, lâchant une exclamation. « Ce n’est que moi, Harper. » Je porte la main sur mon cœur, levant les yeux au ciel, récupérant mon souffle et tachant de calmer mon pauvre petit cœur.  « Mais il est bon de savoir que je t’effraie. » Je soupire, déjà lassée par son comportement. Je lui offre un sublime sourire forcer.

« Oh tu sais, rien que voir ton visage, ça fait fuir des foules. Je suis sûre qu’il y a des potions pour soigner ça. »

Et même si je sous entends qu’elle est laide, il faut bien avouer qu’elle est tout le contraire, je comprends qu’on puisse avoir une telle assurance quand on possède un tel visage. Moi ? Je suis banale, je manque de confiance en moi, on ne se retourne pas sur mon passage, loin de là.  « Il n’est jamais bon de tourner le dos au danger, tu devrais pourtant le savoir. » Je préfère l’ignorer. Elle est si condescendante, je me demande comment elle fait pour ne parfois. « Peut-être arriverais-je à te perdre dans le parc, en compagnie des créatures qui y rôdent, avant la fin de la ronde. » Je me pince les lèvres, serrant un peu plus ma baguette. Je n’étais pas assez bête pour la provoquer en duel ou faire la bêtise de l’attaquer. Je sais qu’elle me terrassait en quelques secondes. Je ne suis pas une sorcière très douée, elle, vient d’une famille de sang pure, elle baigne dans la magie depuis sa venue au monde.

« Boucle là Prince. Si je dois te supporter toute la nuit rends ça vivable au moins. C’est quoi ton problème à la fin ? T’as personne à impressionne ici, y’a que nous deux.»

Lorsqu’elle est devant ses amis, je pouvais comprendre qu’elle veuille se rendre intéressante, mais là c’était de la méchanceté gratuite, et dans toute ma naïveté, je ne comprenais pas. Je commence à avancer, silencieuse, un peu sur les nerfs. Je prends sur moi pour essayer de rester forte, ne pas me montrer impressionnée. Soudain j’aperçois au loin un élève entrer dans la forêt interdite. Je fronce les sourcils, attrapant son épaule pour lui faire un signe de tête, soupirant longuement en voyant la tête qu’elle tire suite à notre contact.

« Mon dieu, mais je n’ai pas la peste alors arrête un peu ! Il y a quelqu’un là bas.»

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MessageSujet: Re: (tessena) maybe someday but not tonight   Mer 17 Juin - 2:56

Une légère brise vint soulever mes longs cheveux. Je n’avais pas froid. Je n’étais point frileuse. La douceur de l’été avait doucement envahit l’Écosse, faisant fuir la froideur de l’hiver et l’amertume du printemps. Faire ma ronde dans ces conditions me semblant être trop beau pour être vrai. La lune éclairait le parc du château, nous dévoilant le moindre de ses secrets. Pourtant, tout était si calme. Presque trop. Le silence qui régnait me faisait presque frissonner. Je me sentais à la fois détendue et impatiente, comme si la soirée ne s’annonçait pas aussi calme que je le pensais. Avec une Poufsouffle avide de nourritures, il fallait que je m’attende à tout. Peut-être allait-elle se ruer sur un pauvre scroutt à pétard pour le dévorer. Cette idée me fit esquisser un léger sourire mesquin. Quand notre querelle avait-elle débuté ? Probablement lors de notre première année. Tout était encore frais dans mon esprit embué. La jaune avait vainement essayé de devenir mon amie. N’avait-elle pas remarqué nos différences ? Je ressemblais à une princesse. Elle n’était que la palefrenière d’un royaume ayant déjà sombré depuis bien longtemps. J’aspirais à devenir reine alors que la brune essayait simplement de survivre. Nous ne venions pas du même monde, malgré ses dires.
Je valais mieux qu’elle. C’était une certitude. Être en sa compagnie était probablement la chose que je haïssais le plus au monde. Elle me mettait incroyablement mal à l’aise par sa simple présence. Son sang était souillé, impur et le simple fait d’humer cet étrange parfum de muguet mélangé à du miel me donnait des haut-le-cœur. Parfois, c’en était insoutenable. Comment en étais-je arrivée là ? Père était celui qui m’avait tout appris. Il m’avait appris à méfier de ces moldus sans gêne, ceux prêts à tout pour nous arracher nos secrets, eux et leurs progénitures soi-disant magique mais à peine bonne à lancer un sort. Comme notre nom de famille l’indiquait si bien, nous étions de la race princière, notre sang était aussi pur que l’eau cristalline d’un lac souterrain. Nous valions mieux que tout le monde. Tout le monde le savait. Tout le monde le reconnaissait, que ce soit à haute voix ou dans leurs pensées les plus profondes. Nous avions fait le choix de nous reproduire entre nous pour obtenir une descendance digne de ce nom. Cela pouvait sembler fou pour certains mais cette idée ne me dégoûtait plus. J’en avais compris les raisons.
Pourtant, mes pensées ne pouvaient s’empêcher de s’égarer. Parfois, il m’arrivait de rêver à une autre vie. Une vie bien loin de ce royaume glacé dans lequel l’on m’avait enfermé. J’avais tant de choses à dire mais le cran m’avait toujours manqué. Je n’étais pas une personne courageuse. Je n’étais pas non plus lâche. J’avais simplement mes priorités et sauver la vie des autres, changer le monde, n’avait jamais été l’une d’entre elles. L’on me qualifiait d’horrible personne et pouvais-je vraiment démentir ? J’étais populaire. J’étais préfète. J’étais capitaine et poursuiveuse de l’équipe de Quidditch de Serpentard. J’avais réussi là où beaucoup avaient échoué. Oui, nous valions mieux que tout le monde. Mais pour combien de temps ? Parfois, il m’arrivait d’avoir peur de commettre les mêmes erreurs que ma défunte tante. Et si moi aussi, je tombais pour une de ces ignominies ? Le simple fait d’y penser me fit frissonner. Je posais mon regard sur la Poufsouffle. Sa vie semblait si simple. Presque trop. Une partie de moi ne pouvait s’empêcher de l’envier. Loin de toutes ces conventions sociales auxquelles elle n’était pas obligée de se plier. Peut-être connaîtrait-elle l’amour, le vrai.
Je me mordis la lèvre inférieure avant de me racler la gorge, préférant enfouir ces pensées au plus profond de mon esprit. Si père avait entendu l’une d’entre elles, probablement m’aurait-il enfermé dans l’un de ces cachots sombres, pour me faire réfléchir à ma vie actuelle et à la chance que j’avais de vivre dans un monde où nous, les sangs-purs, avions le pouvoir. Était-ce réellement une chance ? Je l’espérais. Je refusais de découvrir un jour que ma vie entière avait été basée sur un tissu de mensonges. Vivre dans l’ignorance était peut-être la plus judicieuse des idées. Peut-être, oui.
« Boucle la, Prince. » Harper me fit sortir de mes pensées. Je haussais un sourcil, d’abord surprise puis finalement lassée. « Si je dois te supporter toute la nuit, rend ça vivable au moins. » Croyait-elle vraiment en ses paroles ou faisait-elle semblant d’y croire ? Un sourire mesquin s’esquissa le long de mes lèvres. « C’est quoi ton problème à la fin ? » Toi. « T’as personne à impressionner ici, il n’y a que nous deux. »
Quand allait-elle comprendre que je ne cherchais à impressionner qui que ce soit ? J’étais celle à impression et non l’inverse. Elle semblait si sotte, c’en était devenu dérisoire à la longue. Peut-être était déficiente mentalement. Cela ne m’aurait pas étonné. A la regarder, je ne pouvais m’empêcher de la trouver incroyablement sotte. Gardant mon venin pour plus tard, je gardais le silence alors que nous commencions notre ronde dans l’immense parc. Alors que je regarde à l’opposé d’elle, la Poufsouffle attrapa mon épaule et presque aussitôt, je fis un mouvement de recul, prête à lui enfoncer ma baguette dans la trachée.
« Mon dieu, mais je n’ai pas la peste alors arrête un peu ! » La peste ? « Il y a quelqu’un là-bas. »
Je haussais un sourcil, dirigeant mon regard vers la forêt interdite. Qui pouvait être assez stupide pour s’enfoncer dans l’épaisse forêt en pleine nuit ? Je soupirais.
« Ne me touche plus jamais ou je me devrais de te réduire au silence, une bonne fois pour toute. » Lâché-je froidement, ma langue claquant sur mon palet. « Et cela doit probablement être un Poufsouffle, seul Merlin sait à quel point ils peuvent être sots… »
Si j’aimais la rendre folle de rage ? C’était bien pire que cela. La voir bouillir et perdre tous ses moyens ainsi que sa faible répartie me faisait jubiler. Nous étions si différentes, c’en était devenu inquiétant. Elle n’avait jamais eu sa place ici et ne cessait de le prouver un peu plus tous les jours. La Poufsouffle ne me répondit pas et décida de se diriger vers la forêt. Je la suivis du regard jusqu’à ne plus apercevoir la lueur de sa baguette. Je soupirais longuement. Si jamais elle venait à disparaître, cela retomberait probablement pour moi. Elle était mon binôme et seul Merlin pouvait savoir à quel point elle était faible. Je finis par suivre le même chemin qu’elle, me retrouvant bientôt à la lisière de la forêt interdite. Prenant mon courage à deux mains, maudissant intérieurement l’idiote de Poufsouffle, je m’enfonçais dans la profonde forêt, ma baguette pour seule alliée.
« Harper ? » Appelé-je. « J’espère sincèrement te retrouver empalée contre un arbre par une licorne pour ne pas avoir à t’étriper de mes mains. »
Mon cœur battait la chamade et je ne pouvais m’empêcher de frissonner. J’avais beau prétendre le contraire, cette forêt me fichait la trousse. De plus, un sentiment nouveau naquit au creux de mon estomac. Était-ce de l’inquiétude ? Et si oui… Pour qui ?




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MessageSujet: Re: (tessena) maybe someday but not tonight   Mer 17 Juin - 19:07



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Mais quelle plaie ! Sur tous les préfets de l’école, il a fallu que l’on ne mette en binôme avec la plus condescendante d’entre nous. Certes, c’était aussi la plus rassurante, s’il y avait un danger, je savais qu’elle avait la puissance magique de l’écarter. Enfin, ce n’était pas encore dit qu’elle accepte de me sauver, je pense même qu’elle m’aurait jeté dans la gueule des lions. Je suppose que l’on fait avec ce que l’on a ? Je n’ai jamais été très populaire, hormis chez les poufsouffles, j’avais fini par accepter ma condition de victimes pour les autres, même si ma nomination de préfète avait changé un peu tout ça et avait amélioré mon quotidien mais il restait encore énormément à faire. Aujourd’hui je ne voulais plus compter sur la protection de ma sœur, je voulais être capable de me défendre moi-même, et faire mes preuves aux yeux des autres. Beaucoup de travail à venir, en somme.

Son racisme me met mal à l’aise, j’ai du mal à comprendre pourquoi la simple nature de mon sang peut tant la dégouté. Si je suis en mesure de jeter un sort, je suis également une sorcière, je ne vois pas où se trouve le problème. « Ne me touche plus jamais ou je me devrais de te réduire au silence, une bonne fois pour toute. » Je lève les yeux au ciel à sa menace. Je sais parfaitement qu’elle en est capable, mais je ne suis pas impressionnée. Voilà sept ans qu’elle m’envoit des piques par ci et par là, le disque commençait à se rayer doucement et à me faire de moins en moins d’effet. « Et cela doit probablement être un Poufsouffle, seul Merlin sait à quel point ils peuvent être sots… » Je ne me stoppe même pas dans ma marche, sentant la colère monter en moi. Hors de question de lui donner la joie de me voir énervée par son comportement, je préfère m’éloigner d’elle, me concentrer sur notre tâche, et avancer, tachant de me calmer. Je m’enfonçais ainsi bête baissée dans la forêt à la recherche de l’idiot qui nous faisait perdre notre temps, marmonnant des insultes à l’encontre de la verte qui peinait à me suivre. « Harper ? » Comme si j’allais lui répondre. Je m’étais débarrassée d’elle, bon débarras. Je soupire profondément avant de me stoppe net, réalisant que j’étais bel et bien entré dans la forêt interdite, seule. Une boule se forma dans ma gorge, non seulement j’avais perdu la trace du fraudeur, mais en plus je n’avais pas la moindre idée d’où je me trouvais. J’essayais d’ignorer les tremblements de mon corps, sauf que des bruits lourds s’approchaient dangereusement de moi, et l’obscurité m’empechait de définir d’où ça venait réellement.

« Prince ? Si c’est toi c’est loin d’être amusant… »

J’essayais de me rassurer, me mettant à rire nerveusement. Quand finalement, une licorne apparut devant moi, et je restais bouche bée. C’était la première fois que j’avais la chance d’en voir un en dehors des livres. Elle était magnifique, je comprenais l’intérêt des sorciers pour cette créature magique. Perdue dans sa contemplation, j’avais l’impression que regarder ses yeux c’était se perdre dans l’infini. Je tendais la main lentement vers elle pour finalement réussir à la caresser, souriant à pleines dents, ravie. C’est seulement quand elle se mit à hénir et à fuir que je compris que quelque chose n’allait pas. A peine avais-je fais volte-face que j’hurlais de terreur, prise de surprise, je tombais sur le sol, me prenant le pied dans une racine. Face à moi une énorme accromentule, et dans ma chute, j’avais perdu ma baguette…


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MessageSujet: Re: (tessena) maybe someday but not tonight   Mer 17 Juin - 20:29

Elle ne répondait pas. Elle ne répondait plus. Une partie de moi souhaitait la retrouver empalée sur un arbre par une licorne. L’autre partie, probablement la plus raisonnable des deux, espérait simplement la retrouver étendue sur le sol, sonnée par une branche tombée de l’un de ces arbres gigantesques. Baguette à la main, une boule de lumière au bout de cette dernière pour éclairer mon chemin, j’essayais tant bien que mal de suivre les quelques traces de pas que la Poufsouffle avait laissé à son passage. Comment, en seulement l’espace de quelques minutes, avait-elle réussit à s’enfoncer aussi profondément dans l’immense forêt ? Elle était inconsciente de s’y être engouffrée seule et je ne manquerais pas de lui faire remarquer une fois que je l’aurais retrouvée. Ou peut-être la laisserais-je dans le pétrin dans lequel elle s’était fourrée seule ? Cela me semblait être une bonne idée. Si mon cerveau approuvait cette idée, mon cœur semblait plus réticent. De la culpabilité ? De l’inquiétude ? Un soupçon d’humanité ? Impossible, ce n’était pas ainsi que l’on m’avait élevé. Pourtant, l’idée de ne pas la retrouver provoquait en moi une sensation, un sentiment dont je préférais ignorer la présence, dont je préférais ignorer la provenance.
Si je m’inquiétais pour la Poufsouffle ? C’était idiot. Je la haïssais cordialement. Jamais je ne m’étais souciée d’elle, de son bien-être ou de sa survie. Peu m’importait, tant qu’elle se trouvait loin de moi. Sa présence m’insupportait et son parfum pourtant agréable me donnait des haut-le-cœur. Elle n’était pas agréable à regarder, à peine plus belle qu’un furoncle purulent. Il m’arrivait parfois de m’inquiéter pour son avenir et sa future situation amoureuse. Peut-être qu’une personne aveugle parviendrait à déceler une quelconque beauté intérieure en elle. Encore faudrait-il que cette même personne puisse supporter la sottise de la jeune Poufsouffle. Je ne savais pas d’où venait cette haine à l’égard de la jeune femme. Mon éducation avait fait beaucoup, mon caractère bien trempé s’était probablement chargé du reste. Son espèce allait condamner le monde magique si nous ne faisions rien pour les éradiquer comme les vulgaires insectes qu’ils étaient. C’était de la méchanceté gratuite pour beaucoup mais à mes yeux, elle était amplement justifiée. Sa race inférieure était la cause de cette enfance malheureuse que j’avais dû endurer. Sa race inférieure était la cause du décès de ma tante. Elle ne méritait ni le respect, ni cette vie de sorcière. Elle faisait honte à la société dans laquelle nous vivions toutes deux.
Je la maudissais intérieurement, priant pour ne jamais la retrouver et cesser mes recherches avant qu’une créature étrange ne me tombe dessus. Pourtant, je ne pouvais m’empêcher de m’enfoncer un peu plus dans la forêt noire. Une partie de moi s’inquiétait, c’était plus fort que moi. Comme si j’en avais réellement quelque chose à faire de son destin. Comme si sa vie avait une quelconque signification à mes yeux. J’espérais simplement entendre un cri qui pourrait m’indiquer la direction à prendre. Alors que deux chemins s’offraient à moi, j’entendis des sabots claquer sur le sol et je m’écartais de justesse, manquant de me renverser par une licorne. Je fronçais les sourcils. Cette dernière semblait s’être enfuie, comme si le diable lui courait après. Je décidais de prendre le chemin d’où l’étrange créature venait. Peut-être avait-elle aperçu Tess. La laideur de la Poufsouffle l’avait peut-être effrayée. Je me devais d’être mesquine avec elle, c’était plus fort que moi. Comme si une force extérieure me poussait à la détester un peu plus. Parfois, j’avais la désagréable impression que mon cerveau et mon cœur livraient une bataille féroce dans laquelle je n’étais qu’une intermédiaire.
Alors que je m’enfonçais un peu dans l’étrange forêt, un cri de terreur me glaça le sang et pendant l’espace d’un instant, je songeais à rebrousser chemin. Finalement, prenant mon courage à deux mains et malgré le fait que ce dernier soit quasi-inexistant, je me dirigeais vers la provenance du cri, courant presque, serrant un peu plus ma baguette dans mon poing. Mes pas me menèrent jusqu’à la Poufsouffle, étendue sur le sol, le pied coincé dans une racine, sa baguette à des mètres de ses doigts. Elle était réellement sotte et elle semblait avoir deux pieds gauches.
« Harper ? » Lâché-je. Je fis quelques pas vers elle et lorsque ma baguette éclaira une acromentule géante, je restais figée un instant. « Par Merlin. »
Pourquoi avait-il fallu que l’on tombe sur une araignée géante en cherchant un stupide élève qui avait eu la brillante idée de s’enfoncer dans la forêt qui, je le rappelle, était interdite ? La voyant se diriger vers ma camarade, mon premier réflexe fut de me positionner devant cette derrière, criant le seul sort qui me vint à l’esprit pour nous protéger.
« Protego ! » L’acromentule eut un léger mouvement de recul. Je pouvais sentir mon cœur battre la chamade. « Expulso ! » Et lorsque la bête fut éloignée de nous deux, je me dépêchais de relever Harper. « Maintenant, cours ! »
Je ramassais la baguette de la Poufsouffle, la prenant par la main sans même réfléchir l’espace d’un instant à ce que j’étais en train de faire. Je l’entraînais avec moi, tentant de rebrousser chemin, nous perdant simplement un peu plus dans la forêt noire. Heureusement, l’acromentule, déboussolée par mes sorts, n’eut pas l’idée de nous suivre. Peut-être n’avais-je fait qu’empirer la situation en prenant un chemin que je ne connaissais pas. Je n’avais pas réfléchit, je voulais simplement sauver nos vies. Ce n’est qu’après de longues minutes que je cessais de courir, lâchant la main de ma camarade, me laissant glisser contre le tronc d’un arbre. Une fois assise sur le sol, le dos contre le tronc, je finis par reprendre mon souffle.
« Idiote ! » Crié-je presque, entre deux reprises de souffle, énervée par son comportement complètement suicidaire. « Pourquoi mettre sa vie en danger de la sorte ? C’est complètement stupide ! » Je me rendis vite compte que mon discours sonnait comme celui d’un proche et non comme celui de sa pire ennemie. « La prochaine fois, je te laisse te faire dévorer. »
Je détournais le regard, les joues rougies par notre course et par la honte que je venais de m’infliger. Fort heureusement, la forêt était bien plus sombre qu’auparavant et la faible lueur de la baguette d’Harper ne suffisait pas à éclairer mon visage. J’essayais tant bien que mal de me convaincre de la haine que je pouvais éprouver à son égard. Pourtant, je ne pouvais m’empêcher d’être soulagée. L’inquiétude s’était comme envolée.






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MessageSujet: Re: (tessena) maybe someday but not tonight   Jeu 18 Juin - 23:03



TessenaI hate you so much that it must be love.


Je voyais déjà la fin de ma vie arrivée. Bloquée par cette racine, paralysée par la peur, sans arme, je tâtonnais sur les feuilles sans parvenir à trouver ma baguette. J’entendais ma mère et ses sermons d’ici là, les avertissements de ma sœur ainée quant aux dangers de cette maudite forêt. Je savais combien elle était dangereuse, je n’y étais pas rentrée par esprit de compétition, pour me tester, ou par envie, j’y avais pénétrée par devoir, et finalement c’est mon sens de l’intégrité qui allait me prendre la vie. Dévorée par une araignée géante, quelle mort atroce, douloureuse et ignoble. J’esperais simplement qu’elle ferait ça vite, peut être que mes cris de douleur alerteraient Alhena. Enfin, pas sûre que ça la fasse venir, sans doute que ça aura plutôt l’effet inverse, ravie de constater que « quelque chose » avait fait ce qu’elle rêvait de faire depuis des années. Au fond, à qui manquerais-je ? J’étais un fardeau pour ma famille.

Résignée, fermant les yeux en positionnant mes bras devant mon visage, je pouvais entendre les crochets de l’accromentule grincer. Ce son me provoquait des frissons, je tremblais de tous mon corps, tous mes muscles se crispaient de peur, mon cœur battait à cent à l’heure, mais je ne pouvais pas bouger. Je me sentais tournée de l’œil à mesure que je la voyais s’approcher, aussi, le monde autour de moi commençait à virer au noir quand je vis soudain une silhouette se positionner devant moi en me protégeant. « Protego ! »  Etait-ce l’élève que j’essayais de retrouver ? Je commençais à sortir des vapes, suivant des yeux la scène, un peu assomée par ma propre peur. Quelle sorcière ridicule et inutile je suis, incapable de se défendre par moi-même. « Expulso ! » Je reconnais finalement Alhena, fronçant les sourcils. Elle est donc venue m’aider ? Elle peut donc ressentir de la pitié pour les autres ? C’est toujours bon à savoir, je lui dois une fière chandelle. Elle me relève brusquement avant de ramasser ma baguette et de me tirer par la main. « Maintenant, cours ! » Je ne réfléchis même pas, je m’exécute sans hésitation. Je la suis, sans poser de question, retrouvant mes sens et mon envie de vivre en quelques secondes, courant de toutes mes forces. Essoufflées, l’on fini par s’arrêter et je me plie en deux pour mieux récupérer mon souffle. « Idiote ! » Je redresse mon visage vers elle, relevant un sourcil.  « Pourquoi mettre sa vie en danger de la sorte ? C’est complètement stupide ! » Son comportement m’étonne, ce serait-elle inquiéter pour moi ? Je me rapproche d’elle.  « La prochaine fois, je te laisse te faire dévorer. » Là, je la reconnais un peu plus, mais je ne peux m’empêcher de sourire. Je récupère ma baguette dans sa main pour la ranger dans ma robe.

« Si je ne te connaissais pas assez bien Prince, je jurerai que tu as eu peur pour moi, mais je dois me faire des idées. »

Je m’époussette un peu la robe regardant autour de nous.

« Bon… Je crois qu’on le retrouvera pas, mais je suis pas sûre qu’on sache comment rentrer non plus. »

Je reprenais ma baguette, la posant au sol, lançant le sortilège des quatre points pour savoir où se trouvait le Nord. Ma baguette nous indique donc sa direction. Je prends le bras de la serpentarde pour la forcer à me suivre, je n’ai pas la moindre envie de me retrouver à nouveau seule. Au fond, ce contact me rassure et me réconforte, j’ai le cœur qui accélère mais je mis ça sur le compte de l’adrénaline et de la situation, même si je sens mes joues virer au rouge.

« C’est simplement pour éviter de te perdre encore. Et si on suis le nord je pense qu’on devrait trouver le château. Ou quelque chose. »

Je suis une fille rassurante, oui, j’en ai conscience.
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MessageSujet: Re: (tessena) maybe someday but not tonight   Ven 19 Juin - 0:38

Pourquoi ? Pourquoi l’avais-je protégée ? Pourquoi m’étais-je mise en danger pour lui sauver la vie ? Nous nous détestions cordialement depuis notre première année. Jamais je ne l’avais apprécié et elle me l’avait toujours bien rendu. Malgré son manque évident de réparti, elle ne s’était jamais laissée faire. En la voyant s’enfoncer dans l’épaisse forêt, j’aurais pu ne pas la suivre. En l’entendant crier, j’aurais pu rebrousser chemin. Je m’étais jetée dans la gueule du loup sans même y réfléchir. Ce n’était pas dans mes habitudes. Jamais je n’avais laissé l’impulsivité me guider. J’étais une personne réfléchie, pas sotte comme la Poufsouffle pouvait l’être. Je ne cessais de me poser mille et une questions. Jamais je ne m’étais mise en danger pour qui que ce soit. Pourquoi, cette fois, tout me semblait si différent. Je m’étais interposée entre la géante araignée et la préfète, dans le but de la protéger elle et non moi. Une partie de moi avait souhaité la voir vivante. La plupart du temps, sa simple présence m’ennuyait. Mais à cet instant précis, j’étais simplement heureuse de la savoir en vie. J’étais heureuse de la savoir entière et non avec un bras ou une jambe en moins.
Je n’étais pas égoïste. J’aimais simplement sélectionner les personnes avec qui je souhaitais entretenir une relation amicale. Et plus ces personnes pouvaient m’être utiles, plus mon intérêt pour eux grandissait. Je n’aimais pas m’encombrer inutilement et les sentiments me semblaient futiles. Pourtant, j’aimais ma famille. Je les aimais à ma façon. D’une façon froide et distante, comme l’on me l’avait appris. Si, durant notre enfance, notre père avait su se montrer aimant, les choses avaient bien changées depuis cette époque. Depuis le décès de notre tante, il était bien plus froid qu’auparavant. La lueur dans ses yeux s’était ternie et je n’avais jamais su en comprendre les raisons. Jamais, pas une seule seconde, il n’avait parlé de quelconques regrets quant à la mort tragique et honteuse de notre tante. Je m’étais dit qu’avec le temps, il avait simplement oublié cet évènement qui avait gâché nos enfances. Il avait refoulé ses regrets et sa tristesse pour nous assurer un meilleur avenir. Alors pourquoi étais-je en train de tout gâcher pour une née-moldue qui ne m’inspirait rien d’autre que de la haine et du dégoût ? J’avais laissé passer ma chance. J’avais laissé passer la chance de ne plus jamais avoir à la croiser dans les couloirs de l’école.
Mon cœur battait la chamade. Je tentais de reprendre mon souffle, en vain. Tout s’était passé très vite et en l’espace de quelques minutes, nous nous retrouvions plus perdues qu’auparavant et probablement autant en danger. Ce dernier était invisible pour le moment mais seul Merlin savait à quel point il allait pointer le bout de son nez.  Ma gorge me brûlait, tout autant mes poumons qui criaient presque de désespoir. Je n’avais pas l’habitude de courir aussi vite. J’étais une personne très sportive et je pouvais remercier le Quidditch pour cela mais cette fois-ci, je n’avais pas mon balai. Cette fois-ci, je n’avais eu que mes jambes pour me porter et l’effort avait été intense. Et malgré tout cela, j’étais simplement heureuse de m’en être sortie. Les joues rougies par l’effort, je fermais les yeux un instant pour me reposer. Malheureusement, mon repos fut de courte durée, interrompu par ma camarade. Cette dernière récupéra sa baguette d’entre mes doigts et je plantais mes yeux dans son regard, le temps d’un instant. Une sensation étrange m’envahit et je préférais détourner le regard, subitement mal à l’aise. Je haïssais ma vie à cet instant précis.
« Si je ne te connaissais pas assez bien Prince, je jurerais que tu as eu peur pour moi, » Tentant de reprendre ce visage impassible qui me correspondait si bien, j’essayais de me convaincre du contraire. « Mais je dois me faire des idées. »
C’était même certain. Comment aurais-je pu m’en faire pour elle ? Si j’étais revenue seule de ma ronde, l’on aurait bien fini par remarquer sa présence bien qu’elle soit insignifiante. L’on m’aurait interrogé puis finalement accusé pour une crise que je n’aurais commis. J’avais simplement pris les devants en m’assurant un avenir brillant et radieux au sein de la célèbre école de magie. Oui, c’était l’excuse parfaite.
« Bon… Je crois que l’on ne la retrouvera pas, »  Pourquoi, par Merlin, voulait-elle retrouver cette fichue araignée ? « Mais je ne suis pas sûre que l’on sache rentrer non plus. »
Perdu dans l’immense forêt avec pour seule compagnie une idiote de Poufsouffle capable de se mettre en danger pour un rien. Ce n’était pas la meilleure soirée ou nuit qui soit pour moi. J’inspirais profondément, tentant de faire abstraction des paroles de la jeune femme. Alors que j’essayais de me remettre de mes émotions, la Poufsouffle me prit par le bras, me relevant sans même me consulter auparavant. Alors que j’allais protester, sa voix m’interrompt et je ne peux m’empêcher de l’écouter avec attention.
« C’est simplement pour éviter de te perdre encore. » J’hausse un sourcil, l’espace d’un instant, avant de reprendre mon visage impassible. « Et si on suit le nord, je pense que l’on devrait trouver le château. » Elle n’était peut-être pas aussi sotte que je le pensais. « Ou quelque chose. »
Un long soupir s’échappa d’entre mes lèvres. Je retirais le pitoyable compliment que j’avais osé penser à son sujet. Elle était idiote et rien ne pouvait la changer, pas même des cours intensifs de ma part. C’était peine perdue. Après tout, à quoi m’attendais-je ? Ce n’était qu’une vulgaire née-moldue. Elle ne méritait pas mon attention. Elle ne méritait rien venant de moi ou de qui que ce soit d’autre. Je me défis de son emprise, la repoussant légèrement.
« Tu es donc à ce point suicidaire ? » Lâché-je froidement. « Je vois bien que la vie n’a pas été simple et qu’elle ne t’a pas épargné mais de là à vouloir en finir aussi jeune. » C’était plus fort que moi, il fallait que je sois désagréable. Je passais devant elle, baguette à la main, éclairant notre chemin. « La prochaine fois, évite de t’enfoncer aussi profondément dans la forêt qui, je le rappelle, est interdite. » Je m’arrêtais de marcher, la forçant à se stopper par la même occasion. Je me retournais vers elle, croisant les bras. « Non seulement tu t’es mise en danger mais tu en as fait de même avec moi. » Je me mordis la lèvre inférieure l’espace d’un instant. « Alors la prochaine qu’une idée aussi brillante que celle-ci te vient à l’esprit, ne l’écoute pas. Ignore-la et fais l’opposé de ce qu’elle te dit. » Je plongeais mes prunelles glacés dans les siennes. « Je ne serais pas toujours là pour te sauver, Harper. »
Je n’avais aucune idée de pourquoi je lui tenais un pareil discours. Qu’essayais-je de faire ? J’avais l’impression de la réprimander pour s’être mise en danger alors qu’au fond, peu m’importait. Je préférais la savoir morte qu’à mes côtés. Pourtant, je l’avais sauvée sans me poser de questions. L’on aurait très bien pu y rester toutes les deux. Je soupirais, laissant mes bras tomber le long de mon corps. Je posais ma main sur mon front, tentant de me rafraichir. L’été allait bientôt pointer le bout de son nez et cela se ressentait dans les températures. Une douce odeur de miel et de muguet me vint aux narines et je fronçais les sourcils avant de poser mon regard sur la Poufsouffle. C’était étrange. Cette fois-ci, je n’avais pas de haut-le-cœur. A vrai dire, c’était même agréable. Je secouais la tête avant de me retourner pour continuer à avancer, m’assurant que la jeune femme me suivait bien. Nous marchâmes ainsi pendant de longues minutes dans un silence dont je n’avais pas l’habitude. Me rendant compte que nous tournions en rond depuis une dizaine de minutes déjà, je me retournais vers l’adolescente, prête à lui assurer une fois de plus que tout était de sa faute. Mais lorsque mes yeux croisèrent les siens, je perdis le contrôle un instant. Glissant une main sur sa joue, je déposais mes lèvres contre les siennes, la faisant reculer contre l’arbre se trouvant derrière elle. Qu’étais-je en train de faire ?



It happens in a blink
teach me to number my days ✻ and count every moment before it slips away. take in all the colors before they fade to grey. i don't want to miss even just a second more of this. it happens in a blink, it happens in a flash. it happens in the time it took to look back. i try to hold on tight, but there's no stopping time. what is it I've done with my life?
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MessageSujet: Re: (tessena) maybe someday but not tonight   Dim 21 Juin - 16:26



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C’est étrange la façon dont les gens peuvent vous surprendre parfois. Peut-être avais-je mal jugée la Prince ? Non, impossible, comment aurais-je pu me tromper sur son compte ? La serpentarde avait toujours passé son temps libre à me torturer moralement et ce depuis le premier jour de notre première année. J’avais fait la bêtise d’avoir l’audace de vouloir me lier d’amitié à elle, et depuis elle avait tout fait pour me faire remarquer à quel point j’avais été stupide de penser qu’une telle chose aurait été possible entre deux personnes si différentes. Différentes du sang. Cette stupidité sorcière que je ne parvenais pas à comprendre et que je ne réussirais sans doute jamais. Pourtant Alhena avait tout risqué pour moi ce soir et même elle semblait surprise d’avoir été à mon secours. J’étais persuadée qu’il s’agissait de plus qu’une simple envie de ne pas s’attirer d’ennuis si elle rentrait sans moi, mais je ne pouvais pas le confirmer à 100 %. C’était inimaginable pourtant une part de moi osait espérer que j’avais raison, que la Prince avait réellement eu le besoin et l’envie de me sauver et de me savoir en sécurité, et cette idée me réjouissait plus que jamais. Peut-être qu’au fond l’inimitié qu’elle m’avait toujours portée était une sorte d’appel qu’elle n’arrivait pas à exprimer autrement que par la haine ? A moins qu’elle n’ait eu trop peur du regard des autres ? J’avais bien compris au fil du temps que pour certaines familles, il valait mieux être mal accompagné qu’être vu en compagnie de gens comme moi. Je me faisais sans doute un peu trop de film, mais elle avait néanmoins eu l’air moins dégoutée qu’auparavant lorsque j’avais attrapé son bras. Je ne pouvais pas m’empêcher de ressentir une lueur d’espoir, un peu trop naïve, comme à mon habitude.

J’étais habituée à ce genre de course, même si en temps normal je ne craignais pas pour ma vie. Combien de fois avais-je fui à travers le parc ou le château pour perdre les serpentards qui tentaient de me mener la vie dure ? J’avais perdu le compte. J’étais essoufflée mais loin d’être épuisée. Je ne pus m’empêche de taquiner la verte qui pour une fois ne me paraissait absolument pas intimidante, comme si le fait qu’elle m’ait sauvé la vie avait brisé la glace entre nous, la couche qui la rendait si monstrueuse à mes yeux. Elle s’était, pour, la première fois, montré humaine. Peut-être n’était-il pas trop tard pour changer ? Quoi qu’il en soit, avant d’imaginer quoi que ce soit d’autre, il fallait sortir de là, aussi lançais-je les quatre points pour tenter de nous trouver une quelconque sortie.

La vipère ne tarda pas à se défaire de mon emprise et je ne pus m’empêcher de me sentir déçue sans parvenir à expliquer pourquoi. Je levais les yeux au ciel alors qu’elle commençait, comme à son habitude, à me descendre plus bas que Terre. « Tu es donc à ce point suicidaire ? » Je soupire longuement. « Je vois bien que la vie n’a pas été simple et qu’elle ne t’a pas épargné mais de là à vouloir en finir aussi jeune. » Je serre les poings, retenant ma colère et ma frustration grandissante. Pourquoi ces simples mots m’énervent à ce point ? Peut-être parce que je suis moi-même désappointée de voir qu’elle ait si raison, je suis stupide, rien ne changera jamais, et sûrement pas cette andouille de Serpentarde. « La prochaine fois, évite de t’enfoncer aussi profondément dans la forêt qui, je le rappelle, est interdite. » Je grimace, comme si je ne le savais pas, comme si j’étais ravie d’être ici. Elle me barre la route, continuant de me faire la morale, mon dieu on dirait ma sœur. « Non seulement tu t’es mise en danger mais tu en as fait de même avec moi. » Non, en fait, plutôt ma mère. Cette idée m’arrache un petit sourire amusé qu’elle prendrait sûrement pour de la provocation, bien lui fasse, ce n’était pas le cas, mais elle interprétait tout de travers de toute façon. « Alors la prochaine qu’une idée aussi brillante que celle-ci te vient à l’esprit, ne l’écoute pas. Ignore-la et fais l’opposé de ce qu’elle te dit. » Je soupire à nouveau. Comme si j’allais l’écouter de toute façon. Ses manières m’agaçaient. « Je ne serais pas toujours là pour te sauver, Harper. » Je relève un sourcil, un peu étonnée, mais je ne préfère pas la reprendre la dessus. Son petit monologue sonnait comme ceux de mes proches, proches qui eux, m’aimaient et s’inquiétaient sincèrement pour moi, alors à quoi jouait elle ? Je l’observe un long moment, un peu perdue avant de finalement la suivre, en silence.

Et si d’ordinaire je me faisais un plaisir de –trop- parler, cette fois je ne trouvais rien à dire, sans doute trop occupée à réfléchir à tout ce qu’il venait de se passer. Quand finalement la brune se retourna vers moi, j’étais persuadée qu’elle venait de penser à tout ce qu’elle pourrait m’envoyer dans la tête pour me rabaisser et se sentir mieux, un peu trop perturbée par ce qu’elle venait de dire pour remettre mes pendules à l’heure. Mais au lieu de ça, elle s’approcha. Par reflexe je fermais les yeux, la Prince n’avait jamais fait preuve de violence avec moi mais il y avait un début à tout non ? Pourtant les coups n’arrivèrent jamais, au contraire. Je sentis une étrange chaleur sur ma joue, et le temps que j’ouvre mes yeux, ses lèvres rencontraient les miennes. Je me fige soudainement, mes muscles se paralysent et mon cœur s’arrête. Wow. Qu’est-ce qu’il se passe là ? Est-ce que c’est un de ses nouveaux tourments, un jeu stupide loin d’être amusant ? Je n’ai pas le temps de réagir que je me retrouve poussée et bloquée contre l’arbre le plus proche. Mes joues sont en feu, je n’arrive pas à penser clairement, elle brouille mon esprit comme jamais. Mon cœur s’accélère finalement comme jamais alors que je glisse sans comprendre pourquoi mes doigts sur sa nuque, laissant mes lèvres répondre aux siennes. Qu’est-ce qu’il m’arrive, quel sort m’a-t-elle encore jeté ? J’ai le souffle court, les joues rouges comme jamais quand elle se recule finalement. Je n’ose rien dire, je n’ose même plus la regarder. Je reste plantée là comme une idiote, à réfléchir à quoi lui dire quand soudain j’entends un bruit de corde. Je sursaute en découvrant qu’on est entourée par une horde de centaure qui nous menace de leurs arcs. J’attrape la main de la verte, mieux vaut ne pas la laisser gérer ça. Je lui fais baisser sa baguette tout de suite, levant les mains en signe de paix.

« Nous sommes simplement perdues, nous recherchons le chemin pour nous rendre à notre école, nous ne voulions absolument pas vous déranger sur votre territoire… »

Je reconnais aisément l’un d’entre eux avec qui j’ai déjà pu parler lors d’une excursion en forêt –qui n’a jamais été à la conquête de la foret interdite ?-, je lui lance un regard d’SOS. Ce dernier murmure à l’oreille de ses compagnons qui abaissent leurs armes et nous font signe de les suivre. Je soupire de soulagement alors qu’ils nous guident vers le chemin de Poudlard. Je les remercie vivement, alors que je vois Alhena s’éloigner comme si elle avait le diable à ses trousses à peine étions nous de retour au parc. Je crois que ce n'est pas aujourd'hui que j'aurai une explication sur ce baiser...

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